|
marchand_j@hotmail.com
|
|
|
|
Bonjour Monsieur Duplessis,
Dans les livres d'histoire nous apprenons que durant vos règnes électoraux
provinciaux de 1944 à votre mort (1959), le Québec a maintenu une période de
tradition car vous vous opposiez au changement. Je tiens à vous dire que j'admire
les actions positives que vous avez initiées pour notre province. En lisant
un peu plus sur vous, j'ai aimé ce que vous avez fait pour les propriétaires
ruraux en instaurant l'électricité à 87% pour ceux-ci sachant qu'avant votre
élection, seulement 20% en bénéficiaient. Mes parents, fils et fille de
cultivateur, ont bénéficié d'une meilleure qualité de vie grâce à ce
changement majeur. En contre partie, j'ai trouvé triste que vous ayez
combattu les mouvements de syndicats et quelques groupes de protestants tels
que Pierre-Eliot Trudeau et René Lévesque. Ces gens, d'après moi, étaient des
visionnaires qui avaient à coeur l'avancement de notre province. Je suis sûr
qu'à l'époque les gens ont aimé le drapeau fleurdelisé que vous avez modifié
en 1948. Mais une question me trouble sur l'instauration de celui-ci,
pourquoi l'avoir changé?
Merci du temps consacré à ma lettre.
Julien
|
|
Maurice Duplessis
|
|
|
|
Monsieur,
Le drapeau provincial que j'ai fait adopter par le Gouvernement et la
Législature a d'abord été vu par des héraldistes qui sont des spécialistes
dans ces choses-là. Ils ont suggéré de redresser les fleurs-de-lys qui
pointaient alors vers le centre et d'enlever le Sacré-Coeur par respect pour
les autres confessions que nous tolérons dans la Province. La belle croix
blanche suffit amplement pour crier au monde notre personnalité chrétienne et
catholique tout en respectant les protestants.
Certaines méchantes langues ont dit que j'avais enlevé le Sacré-Coeur parce
qu'il était rouge, couleur des Libéraux. Quelle diffamation !
Trudeau est un fils-à-papa gâté qui s'amuse à jouer au socialiste et à donner
au bon peuple des idées qui ne peuvent que le rendre malheureux. Quant au
petit Lévesque, allez écouter à Radio-Canada les entrevues que je lui ai
données et vous verrez qu'il est correct avec moi.
Bien à vous,
Maurice L. Duplessis
|