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Drecci GISLAADT, marquis de
Villefranche de Rouergue |
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Mon Seigneur Dracula |
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Mon grand seigneur, Je Vous prie de bien vouloir recevoir une nouvelle missive de la part du humble état de petit Français que je suis de la contrée profonde. Je suis aujourd'hui en compagnie d'une comtesse originaire de la Contrée de Saint-Cirq-Lapopie; mes sens et mes félidés l'adorent. Elle se prénomme Roxane, (prénom cher à un certain Gentlemen so British!) elle aussi vit en la demeure de la Franche Ville. Elle figure en tant que figurante non figurative dans un film sur la Fiancée de Monsieur Frankenstein, c'est cela, oui! Mademoiselle qui ne chantonne pas le blues avait six années lors du tournage de ce film filmographique. Dommage que Vous n’ayez point connu les chips à la moutarde à l’ancienne ; c’est d’un déliiiiiiiiiiiiiice !!!! Je Vous remercie incommensurablement d'avoir avec diligence et bienséance répondu à ma première missive, monseigneur. Si je pouvais, je Vous ferais une révérence, ce qui ne serait point du goût de mon kinésithérapeute, c'est cela oui! Ma chère mère va m’amener voir les loups dans une réserve du Gévaudan. Certaines mauvaises langues disent que Vous avez une «dent» contre le genre humain; que pensez-Vous de cette affirmation négative ? Que pensez-Vous des humains? Ont-ils on goût (Je parle du point de vue gustatif)? Quels sentiments (de la joie?) éprouviez-Vous en empalant les Turcs? Je n’ose point mettre de miniscule à Vous, de peur de me faire moi-même empaler. Le chef des Turcs, au moment d’une négociation autour d’une table qui n’ était pas ronde -si je puis me permettre- ayant catégoriquement refusé d'ôter le tissu encestralement enroulé autour de sa tête, Vous lui auriez cloué la chose sur le crâne. Est-ce vrai ? Je m'excuse auprès de Votre éminence pour mes mots tantôt pléonastiques, tantôt amphigouriques, tantôt dithyrambiques, mais madame la comtesse m'a vu m'enfiler un bidon de Pomerol 1789 d'un seul trait, du coup j'ai les idées qui fusent à la va-comme-je-te-pousse ! Je Vous laisse, monseigneur, avec cette nouvelle intrusion au sein de Votre repos éternel. Veuillez recevoir, votre éminence, mes salutations distinguées et respectueuses, accompagnées des amitiés révérencieuses de mademoiselle la Comtesse, Drecci PS : Connaissez-Vous un certain illustre Van Helsing ? Cher Drecci, A vous lire, j’éprouve un peu le regret de ne plus pouvoir goûter aux plaisirs de l’ivresse. Ah, cruel! Parler de moutarde à un être qui ne peut plus manger ni boire! Votre ami la comtesse est certainement châtelaine? Il y a, à Saint-Cirq-Lapopie, un joli petit château médiéval, paraît-il… Oh, ne vous étonnez pas si je connais ce village; il s’avère que de nombreux vampires y ont séjourné, il y a deux siècles! Mais laissons-là mes alliés et parlons de mes ennemis. Oui, j’ai éprouvé un infini plaisir à batailler contre les Turcs. J’ai la passion de la guerre, voyez-vous! Mais plus encore, je souhaitais mettre un terme à leur hégémonie. J’ai donc utilisé l’arme de la terreur et cela a fonctionné au-delà de mes espérances! A tel point que des rumeurs se sont mises à circuler sur mon compte, en particulier dans les villes saxonnes. Cette anecdote que vous racontez, par exemple, est fausse. Mais je me suis bien gardé de la démentir tant elle servait mes intérêts! Enfin, c’est du passé. Je vous laisse en compagnie de votre Roxane, qui doit certainement se languir de votre présence. Ah, mon ami, laissez donc les femmes vous désirer mais sachez revenir à temps vers elles si vous souhaitez obtenir leurs faveurs. La séduction est un art presque aussi fin que la guerre! Sanguinement vôtre, Dracula |
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