Audrey
écrit à

   


Dracula

     
   

La dent dure

    Bonsoir,

Je vous écris, et il plus de quatre heures du matin, je n'arrive pas a dormir. À cause de ma fichue passion pour l'art... Et je peins, je peins (hé oui, une artiste! Enfin, bon, hein, je ressemble à Reinfield dans «Dracula» de Coppola, mais en plus sexy -bien sûr-donc: une allumée)!

Depuis mon adolescence je me passionne pour les vampires: vous, monsieur Dracula (hihi) et tout ce qui peut rassasier ma faim de suceur d'hémoglobine! Je trouve le concept de ces «dialogues» sympathique bien que je ne comprenne pas tout. Hé oui, je suis une femme (j'ai d'ailleurs vu que quelques-unes étaient... étrangement, psychopatement folles de vous... Un vrai tombeur, qu'en pensez-vous?)!

Comment et pourquoi faites-vous ce genre de dialogues? N'avez-vous pas peur qu'un Van Helsing des temps modernes vienne vous planter un coup de pieu? Que pensez-vous de Sarkozy? Des femmes? Des étrangers (bon, pour les Turcs, bien sûr, je connais la réponse)? Pensez-vous attaquer des superproductions pour toucher les droits d'auteur sur tout ce qui sort à votre nom dans les médias?

Comment trouvez-vous Vampirella? Moi rrrrrrrrrrrrrrrrrrh! J'ai un home cinema si vous voulez découvrir cela chez moi!

Bref, je vous salue bien bas...

... et je vous aime (mais pas trop non plus)!


Chère Audrey,

Voyez-vous, de mon vivant, j’étais un homme d’action: scientifique, guerrier, roi. Mais j’ai toujours éprouvé un vif intérêt pour toutes les formes d’art et je serais donc ravi que vous m’explicitiez le but de votre démarche.

Par ailleurs, il est vrai que j’exerce un ascendant certain sur les femmes –toutes les femmes et pas seulement les nombreuses psychopathes qui me submergent de courriers. Je ne saurais expliquer cette attraction; peut-être s’agit-il simplement d’un phénomène naturel qui pousse les membres du sexe faible vers tout ce qui possède du pouvoir…

Enfin, je vous rappelle que je vous écris depuis le XIXème siècle et que, ne comprenant pas toutes les références que contient votre missive, je ne puis répondre favorablement à l’intégralité de votre requête.

Sanguinement vôtre,

Dracula