|
|
||
|
Mathias |
||
|
Je me demandais |
||
|
Cher Vlad, J'ai le plaisir de vous saluer à nouveau car une question m'est venue à l'esprit et je souhaitais vous la poser. Vous nous écrivez depuis une autre époque; la plupart des bruits qui courent sur vous aujourd'hui sont erronés voire stupides, et d'après vous, le roman de ce cher Irlandais ne serait pas exact. Mais alors qu'en est-il réellement de vous à mon époque? Une petite chose pour vous distraire, vous qui détestez l'Église: vous a-t-on dit qu'il n'y a pas si longtemps à notre époque un Pape est décédé? Jusque-là, rien d'étonnant. Mais il était amusant à la fin de sa vie de voir cette Église dirigée par un vieillard qui était impotent, ne tenait plus debout, et ne pouvait aligner trois mots clairement audibles. Il était en effet le vil reflet de ce qu'est aujourd'hui cette religion. Je vous salue. Bonne éternité! Mathias Cher Mathias, Je ne peux pas savoir ce qu’il en est de moi à votre époque car, comme vous le remarquez, je ne vous écris pas depuis celle-ci. Mes pouvoirs sont certes importants, mais je ne possède pas encore le don de prémonition! Quant à ce que vous me dites sur votre ancien pape, cela m’amuse, effectivement. Ceci dit, et bien que je n’aie jamais eu l’occasion –ni le désir– d’approcher un pape, je doute que le cas du vôtre soit isolé. Ces servants de Dieu, soit disant, sont plus accrochés au pouvoir que le plus sanguinaire des dictateurs et se couvrent de ridicule en confondant leur satisfaction personnelle et leur ministère. Sanguinement vôtre, Dracula
|
|
|
|