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Sandrine |
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Différence |
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Cher Prince,
Tout comme vous, j’ai hérité du sympathique statut de monstre, pour être simplement née avec une trop grande intuition (selon certains je vois trop de choses). À une époque plus lointaine j’aurais probablement fini sur un bûcher. Mon époque n’est guère meilleure! J’ai choisi de me taire pour survivre dans cette société de moutons, mais j’avoue ne pas m’y sentir à ma place. Ce que je vois, ajouté aux gens que je croise quotidiennement, me font haïr l’espèce humaine. J’admets rêver parfois de faire couler le sang d’un de ces moutons mais est-ce bien salvateur? Cela atténuerait-il ma souffrance? Vous qui êtes un être «particulier », ne vous est-il pas également pénible de vivre parmi ces gens? Respectueusement, Sandrine Chère Sandrine, Je comprends très bien ce que vous ressentez. Mais n’avez-vous jamais envisagé de tirer parti de votre statut d’exclue? Vous semblez plus consciente que les autres de la vanité de leurs occupations et cela vous donne une indéniable force par rapport à eux. En outre, ce qui est différent fait peur et il est souvent appréciable de savoir se faire craindre! Vous verrez, votre mépris pour les moutons vous fera d’autant plus apprécier la compagnie d’autres personnes ayant un caractère similaire au votre. Trouvez vos monstres… Sanguinement vôtre, Dracula |
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