Angelina
écrit à

   


Dracula

     
   

Castelvania

   

Bonjour, Messire le Comte,

Je suis venue par hasard sur ce site, et quand j'ai vu que vous étiez dans la liste des personnes avec qui nous pouvons dialoguer, j'ai tout de suite voulu vous écrire.

J'ai une question: savez-vous qu'un jeu vidéo (une invention de notre époque, difficile à expliquer) a été créé, et que dans celui-ci, vous êtes le «méchant» principal? Dans ce jeu, il y a plusieurs grands adversaires, et vous, vous êtes le dernier avec qui l'on doit se battre. Même qu'avant vous, on doit «tuer» la mort en personne. C'est bien la preuve que vous êtes la représentation du mal, de nos jours. Cela vous fait-il plaisir?

Je tiens à préciser autre chose. Le titre d'un de ces jeux est «Castelvania - Dracula X». En l'entendant, je n'ai pas pu m'empêcher de vous imaginer en train de vous dénuder (excusez ma franchise...). Je tenais à vous dire que dans mon imagination, vous n'étiez pas mal du tout! La peau blanche, les oreilles et les dents pointues, c'est beau! c'est... mh...


Chère Angelina,

Vous m’avez l’air bien coquine pour un ange! Les femmes de votre époque sont-elles toutes aussi effrontées que vous? Je ne souhaite pas répondre à une question aussi directe, d’autant que, n’ayant pas de reflet, je ne peux pas vous renseigner précisément sur mon aspect physique!

En revanche, votre remarque à propos de ce jeu me fait effectivement plaisir. Le scénario que vous me décrivez pêche par son invraisemblance («tuer la mort?», quelle belle antithèse!), mais j’apprécie le fait d’être haussé à un rang supérieur par rapport à cette allégorie. Il est vrai que je représente, moi aussi, une forme personnifiée de la mort, mais je véhicule d’autres images terrifiantes: la maladie, le sommeil considéré comme une «petite mort» pendant laquelle l’homme est particulièrement vulnérable, les créatures nocturnes et carnivores, l’obscurité qui entraîne un affaiblissement des sens…

J’espère que vous aurez la délicatesse de ne pas m’éliminer quand vous jouerez à «Castlevania»! Je vous en saurais gré.

Sanguinement vôtre,

Dracula