Hommage à ma Reine bien-aimée |
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| Ma Reine Bien-Aimée, Je suis une humble jeune fille qui se prosterne à vos pieds, grande Souveraine. Vous êtes mon idole, mon modèle. Peut-être répèterai-je Kéridwenn, mais mes mots viennent du fond de mon coeur. Une femme telle que vous, puissante, d'une intelligence supérieure à de nombreux hommes (je n'ai rien contre les hommes: une femme a besoin d'un homme, un homme a besoin d'une femme, et il en est ainsi et en sera toujours ainsi). L'on vous dit laide, petite, «enrobée» et avec un vilain nez. Mais pour moi vous serez toujours ma belle princesse, et votre esprit et votre coeur guident mes pas. À quoi ressemblait votre Fils, le Noble Césarion? Comment avez-vous vécu le drame de votre séparation avec Jules César? Pardonnez moi si je vous offense, ma belle Souveraine, Nerfertiri, une humble dévouée. |
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| Nerfertiri,
Votre papyrus vient de parvenir à ma psyché. C'est un honneur de vous imaginer à mes pieds comme j'ai pu le faire devant César. Les femmes de ma dynastie ont choisi de servir les Ptolémée avec une importante bienveillance. Au nom de l'histoire, je rends gloire à mon père; il a tant aimé cette terre, ce peuple d'Égypte! À mon tour de protéger, d'écrire l'avenir du monde. Le temps ne mérite pas la rage de mes frères, Ptolémée XIII et Ptolémée XIV. Une impression m'inquiète dans votre papyrus; dans votre monde, je suis petite mais les personnes de grande taille n'existent pas dans mon peuple. César était un grand homme, un homme grand, un romain conquérant appréciant le pouvoir. Mon Césarion lui ressemble, il sera courageux en voulant unir nos deux terres pour former une puissance. La mort de César attribue à mon âme une ambition: conquérir avec l'envie de donner le rêve de César au prochain grand Ptolémée. Prospère soit ta vie. Cléopâtre, fille d'Isis, Reine de haute et de basse Égypte. |