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olivierstmalo+yahoo.fr |
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Face à la mer |
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Salutations,
Loin de parler de votre oeuvre, du romantisme ou de la politique, je vous écris simplement pour vous témoigner les amitiés d'un autre malouin. Je ne sais quelle ambiance régnait dans la ville à votre époque, mais aujourd'hui j'aime toujours à déambuler sur les remparts de la vieille ville les jours de grand vent. Le rocher a gardé ce charme et ce caractère qui ont fait que j'en suis tombé amoureux depuis le début. Je compte bien m'y installer définitivement pour mes vieux jours, travaillant à Rennes pour l'instant. Je ne sais si l'idée de votre fin vous a déjà traversé l'esprit, le système aTemporel de Dialogus m'étant encore peu familier. Si toutefois c'était le cas, je vous suggère de ne point désirer de reposer en un lieu particulier face à la mer. Votre tranquillité dans l'au-delà risquerait d'y être que tout provisoire, tant la foule aime à se promener sur ces grands rochers qui défendaient le port autrefois... Il n'y a qu'à la marée montante que le grand Bey retrouve sa sérénité à présent. Sachez qu'ici personne ne vous a pas oublié et que votre oeuvre et votre personne restent chers à nos cœurs. Un malouin Cher ami malouin, Je note, non sans une certaine nostalgie, que vous vivez à Rennes; cité chère à mon cœur, à notre histoire. J'y passai quelques années d'études et je suis, à jamais, admiratif du Parlement de Bretagne; l'édifice et sa bibliothèque en particulier, où j'aimais asseoir parmi plus de 2500 ouvrages frappés de ses armoiries. Surtout, je continue, seul, tel Jean-Baptiste dans le désert, à proclamer que 1789 a commencé ici, à Rennes, lors de la journée des Bricoles! Ni Français, ni Breton, Malouin suis! Votre aspiration profonde et ultime, rejoint la mienne: quand le souffle de la vie m'abandonnera, quand mon pays n'aura plus nul besoin de mes services, je désire plus que tout venir coucher ma tête sur mon Rocher. A ce propos, j'ai débuté la rédaction des Mémoires de ma vie et je consacre quelques lignes à ce désir post-mortem. Semper fidelis! A la cité qui m'a vu naître et à mes premiers vrais émois de marcheur solitaire, aux quatre vents sur les remparts de granit où le couchant scintille, au Grand Bé d'où je surplombe toute la rade, jusqu'au manoir de Limoëlou et toutes les Malouinières où planent le souvenir de géants des océans. St Malo, ma Venise sans Byron et sans Doges, en ton sein je veux reposer. BIEN À VOUS, CHATEAUBRIAND. |
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