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Fabien
écrit à

   


Jules César

   


Voyage autour de la Méditerranée
 

    Noble et grand César,

Permettez qu'un simple citoyen de la République française ait l'audace de croire qu'il peut interrompre le repos d'un homme pour en recueillir les avis bienveillants. Si je dis homme, c'est que je m'adresse à l'homme du Latium, à l'homme qui a franchi les frontières et qui a repoussé les limites de son Empire, mais aussi à l'homme qui a, mieux qu'aucun autre, connu, vu et compris la mer et qui a dessiné les contours de son Empire, la mer Méditerranée.

Sachez, grand César, qu'un mien ami est sur le départ et qu'il s'apprête à prendre la route pour un voyage de deux ans, autour de cette mer et à vélo. Il a formé le projet de visiter les cultures, de rencontrer les peuples qui vivent sur ses bords pour en découvrir la sagesse et en rapporter la connaissance à nos esprits français. Cette aventure devra s'accompagner d'une étude sur les liens qui unissent ces peuples autour d'un projet d'union méditerranéenne. Ses «Commentaires» seront pour lui l'occasion de financer son projet, puisqu'une société bancaire de renom a eu la belle idée de jouer en ces circonstances le rôle de Mécène. C'est dans l'espoir de croire que ces pages vous seront agréables à lire, lorsqu'elles seront écrites, que je vous invite à en rédiger l'avant-propos, afin de leur donner la bonne étoile qu'elles méritent. Qui d'autre que vous, en effet, pourrait mieux parler des vertus du voyage en Italie, en Grèce, au Liban, en Égypte? Qui d'autre que vous connaît mieux cette mer qui est la nôtre? Mare Nostrum, disait-on alors. Ne faut-il pas croire encore aux rêves d'Empires pacifiés?

Dès que je recevrai votre réponse, je prendrai soin de placer en avant-propos, et sans les trahir, vos illustres pensées, puisque je suis aussi l'administrateur de ce blog.

Soyez, dès à présent et pour toujours, assuré de ma plus grande reconnaissance!

Fabien


Ave!

César ne connaît pas cette république et encore moins le «vélo» dont vous parlez, sans doute un char de ce peuple.

Ainsi donc, quelqu'un veut visiter notre empire et écrire des commentaires! Partout où il est allé, en Grèce, en Asie, en Égypte, en Afrique, en Espagne ou en Gaule, César a rencontré des peuples divers par la langue, la culture et les usages; partout il a porté la volonté de Rome de faire de ces peuples divers, qui vivent autour de notre grand lac intérieur, un  seul empire installé dans la Pax Romana pour des siècles. Mais, le plus souvent, ce sont les Patriciens eux-mêmes qu'il a trouvés en travers de sa route, au nom de leurs intérêts personnels. Maintenant, c'est fait, l'État romain est installé partout, les provinciaux sont associés au gouvernement de cette vaste cité et rien n'empêche qu'un jour un Gaulois, un Espagnol, un Africain ou un Asiatique ne soit placé à la tête de ce vaste ensemble, unifié et prospère.

Vale!

Caius Iulius