Alexandre
écrit à

   


Jules César

     
   

Marc-Antoine

   

Ave Cesar, vainqueur des Gaules, de Pompée, et du Sénat de Rome,

Comment te portes-tu? Bien, je l'espère... Que penses-tu de Marc-Antoine, ton lieutenant? Le crois-tu loyal? Si tel est le cas méfies-toi de lui, c'est un véritable traître en devenir, moins que Brutus, celui que tu considères comme un fils, et qui non seulement te trahis d'ores et déjà ouvertement, mais espère t'assassiner! L'heure est grave, ô grand Jules César, expédie tes ennemis en enfer sans états d'âme, car, si ce ne sont eux, c'est toi qui périras... Du reste que penses-tu d'Atia ta nièce, mère d'Octave (futur empereur Auguste, et d'Octavie)?

Je n'ai point pour habitude d'intervenir dans le cours de l'Histoire, d'ailleurs en ai-je le pouvoir? Mais, si tel est le cas, débarrasse-toi des traîtres...

Salutations.

Alexandre


Ave Alexander,

César ne comprend pas que tu t'acharnes sur ses plus chers amis et plus fidèles soutiens. S'il a fait de Brutus et d'Octave ses fils, s'il confie à Antoine ses meilleures provinces et sa chère Gaule, c'est que César les estime. Quant à Atia, fille d'un sénateur d'Aricia, c'est une matrone de haute vertu, digne fille de Julia, et si la mort a interrompu l'ascension de Caius octavius, son premier mari, le second, Lucius Marcus Philippus, a été consul, digne époux d'une telle Romaine.

Comment César reconnaîtrait-il les traîtres? De tous ses officiers de Gaule, seuls les Gaulois lui sont restés indéfectiblement fidèles, quand même Labiénus, son meilleur général, comblé d'honneurs et d'or, le trahissait.

Vale.

Caius Iulius