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Mikaël et Gaétan
écrivent à

   


Jules César

   


Lettre à César
 

    Avé, grand César!

Tout d'abord nous voulions nous présenter: nous nous appelons Gaétan et Mikail; nous avons quatorze ans. Nous sommes en 4e.
 
Nous vous écrivons, car ce matin, en classe de Français, notre professeur, Mme Delmas, nous a demandé à nous et à nos camarades de classe de rédiger une lettre à la personne de notre choix, afin d'approfondir nos connaissances sur cette personne. Et vous êtes la personne qui nous a le plus inspirés et intéressés. Nous aimerions en apprendre plus sur vos nombreuses victoires sur les provinces gauloises.

Nous souhaitons vous demander comment se passait la vie pendant la période de l'Antiquité pour un empereur de votre calibre? Nous voudrions également savoir comment vous faisiez pour diriger autant de légions dans toutes les provinces que vous aviez conquises?  Comment avez-vous su réagir après votre défaite de Gergovie en remportant haut la main la bataille d'Alésia? Comment avez-vous pu élever votre fils Brutus au milieu de toutes ces batailles? Comment votre vie a-t-elle réellement pris fin?

Nous savons que, lorsque vous étiez vivant, vous étiez une personne avec un caractère fort et très strict, pointu sur les ordres. On vous a étudié et nous savons également que vous étiez un empereur extrêmement respecté et puissant. Vous avez également remporté de nombreuses batailles haut la main et votre couronne de lierre était tout simplement sublime et beaucoup de personnes vous enviaient par rapport à celle-ci.

Nos plus sincères salutations!


Auete, pueri!

À part le fait que César n'est pas encore mort puisqu'il vous écrit, votre longue épître montre que vous connaissez bien Rome.

César n'est pas «empereur», mais dictateur à vie, et il porte un titre que la République décerne à ceux qui ont sauvé la patrie; le Sénat en a simplement prolongé la durée. Le beau titre militaire d'imperator lui a été décerné, selon la coutume, par acclamation de ses légionnaires qui le suivent depuis quinze ans sur tous les territoires de l'imperium Romanum.

Conduire ces milliers d'hommes unis autour de la personne de César impose au chef une discipline permanente et, par-dessus tout, l'exemplarité qui met à l'abri de tout. À Gergovie, ce n'est qu'une partie de l'armée qui est battue; l'autre, aux ordres de Labiénus, remporte la victoire de Lutèce, ce qui est bon pour le moral de la troupe. Avant Alésia, César est effectivement en retraite vers la Prouincia et il se demande comment il survivra politiquement à ce revers militaire s'il arrive à ramener ses légions. Mais il marche aux côtés de ses hommes dont aucun ne doute de lui. C'est simplement l'erreur de Vercingétorix, incapable de retenir ses fougueux officiers, et l'action décisive de «ses» Germains qui, à deux reprises, lui donnent la victoire autour d'Alésia.

Quant à Brutus, César ne l'a pas élevé, il l'a adopté, même si, compte tenu des relations de César avec Servilia, la mère de Brutus, il ne l'a jamais perdu de vue.

Valete!

Caius Iulius