Retour en page
                    d'accueil Dialogus

   

F de N.
écrit à

   


Jules César

   


Le latin à l'époque moderne
 

   

Ave, ô imperator Iulius Caesar!

Sum Dom Firmin de Noblans.

Je parviens au terme de trois années d'étude du latin. La tâche fut ardue, je n'ai jamais été très brillant quand il s'agit de la langue et de la grammaire mais nos études de la civilisation et de l'histoire furent extrêmement enrichissantes.

Par ailleurs, savez-vous que presque deux millénaires après votre temps, en dehors de la renommée éternelle et immortelle de votre nom, un certain Bonaparte, devenu Empereur des français (je vous indique que «français» est le nouveau nom donné aux Gaulois), dirigeant d'une ère considérée comme glorieuse par le monde entier, vous admirait énormément et s'est inspiré de l'Empire romain en reprenant, par exemple, le symbole de l'aigle?

Mais je divague! Plus de deux millénaires après votre temps, l'étude du latin -votre langue- est toujours présente dans les écoles. Même si aujourd'hui, le latin est considéré comme une «langue morte» car il n'est plus réellement parlé. Que pensez-vous de ce fait, ô Empereur?

Ceux qui dirigent les français à mon époque parlent également de supprimer le latin et le grec de l'étude afin de laisser plus de place à d'autres langues. En sachant que nul étudiant n'est tenu d'étudier les langues anciennes, qu'en pensez-vous? Même après autant de temps, peut-on risquer la disparition des racines de notre langue?

Je vous remercie, ô grand César, d'avoir pris le temps de lire ces mots. Que votre succès perdure en son éternité.

Vale,

Mgr F. de N.


C. Iulius Caesar Domino Fimino Noblanti S.D.

César est heureux d'apprendre tout cela.

Si César utilise le grec pour tous les échanges intellectuels entre pairs, avec Cicéron par exemple, il considère que le latin est la langue militaire et juridique par excellence. Passionné de grammaire, César s'est employé, notamment dans son traité «De Analogia», à faire disparaître les anomalies et les exceptions pour accorder la langue à sa vocation mondiale, à l’échelle de l'Imperium Romanum. Il faut laisser aux grecs ces mille nuances subtiles, fort utiles en philosophie mais pernicieuses dans l'action.

César est étonné que d'autres langues que le latin aient pu être communes à des peuples divers.

Cura ut ualeas!

Caius Iulius