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Ave Caïus Julius Caesar!
Je vous écris car vos exploits guerriers
et les prouesses effectuées à la tête de vos armées en ont fait tomber
plus d'un (aux sens propre et figuré).
J'aimerais savoir:
- Si les décisions que vous avez prises pour les
légionnaires vétérans furent bien accueillies par
le Sénat;
- Pourquoi vous avez perdu la bataille de Gergovie;
- Pourquoi vous avez exécuté Vercingétorix;
- Si vous étiez ami avec Cicéron, afin que ce dernier vous aide dans les décisions à prendre.
Ainsi donc je vous dis «Alea jacta est» comme vous le prononçâtes en franchissant si courageusement le Rubicon.
Vale,
Mélodie
Ave,
Votre message, égaré par un messager négligent, a été retrouvé et m'est enfin remis.
Non, le Sénat n'a jamais apprécié les mesures de
César envers ses vétérans, car les Pères
Conscrits savent bien que, par ses légitimes gratifications,
César s'assure la fidélité d'hommes de guerre
expérimentés prêts à le servir
jusqu'à la mort, dans ses légions, à Rome et dans
les colonies.
À Gergovie, Vercingétorix a eu de la chance. Les ennemis
de César expliquent que, en fait, c'est le chef arverne qui a de
bout en bout imposé sa manœuvre, mais César
précise que seule l'imprudence d'une légion, incapable de
résister à l'attrait des femmes gauloises, explique ce
revers, bien vite effacé par les succès de Labienus
à Lutèce et de César à Alésia. Quant
à Vercingétorix, quand il a été
étranglé après le triple triomphe de César,
il était devenu fou depuis longtemps.
Cicéron est un ami mais aussi un incapable sur le plan
politique. Il se croit utile mais personne ne le consulte avant les
décisions importantes (pas même Pompée avant les
accords de Lucques). César entretient chez ce cher Marcus
Tullius l'illusion d'être important et le visite parfois dans sa
villa de Campanie pour l'encourager à se consacrer à ses
chères études.
Vale
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