Olivier
écrit à

   


Jules César

     
   

Et si c'était aujourd'hui?

   

César, le pays et le monde d'où je viens, la France de l'an 2000 apr. J.-C, a tendance aujourd'hui, dans l'ensemble, à vous admirer: mais si vos conquêtes se passaient aujourd'hui, quels sentiments, pensez-vous, auraient mes contemporains envers vous? Connaissant votre courage, je ne doute pas de votre réponse.


Ave, passager d'au-delà le temps,

César imagine bien la durée dont tu lui parles: trois fois les années qui le séparent du début de Rome, sans doute l'époque des pyramides, s'il faut en croire Hérodote, mais... vers l'avant.

César ne sait pas ce qu'il ferait ni ce qu'il serait; il a toujours vécu dans l'instant, s'intéressant à ce qui est et non à ce qui pourrait être; mais il est heureux de penser que des hommes un jour s'intéresseront encore à l'histoire, car, selon le mot de son ami Cicéron, Nescire autem quid ante quam natus sis acciderit, id est semper esse puerum (ignorer ce qui s'est passé avant notre naissance, c'est rester toute sa vie un petit garçon).

Vale

Caius Iulius