Thérèse Dieu
écrit à

   


Jules César

     
   

Dictateur pour la vie

   

 Monsieur César,

Bonjour! Comment allez-vous? Je m’appelle Thérèse Dieu. Je suis une étudiante aux États-Unis. Je vous serais reconnaissante de bien vouloir répondre à mes questions.

Quand vous étiez le roi de Rome, quel a été votre plus grand accomplissement? Êtes-vous tombé amoureux de Cléopâtre? Vous avez été élu «Dictateur pour la vie». Comment vous sentez-vous? Vous êtes très célèbre en classe d’Histoire. Je te rappelle votre ligne célèbre, «Je viens, Je vois, Je conquiers». Vous avez été bien respecté. Est-ce que vous regrettez de ne pas écouter le sorcier quand il dit «Prenez garde au milieu de la Marche»? Je vous prie de bien vouloir me faire savoir si vous répondrez à mes questions.

Avec tous mes remerciements,

Thérèse Dieu


Ave Theresa,

César te remercie de t'intéresser à sa vie et il pense que tu n'as pas été bien renseignée -peut-être en raison de l'éloignement de ces inconnues Républiques-Groupées ou États-Unis dont tu parles.

César ne sera jamais roi de Rome: nous les Romains nous avons une haine viscérale des rois. Actuellement, on dit à Rome que César veut la couronne, pour lui faire tort et alimenter les rancoeurs et les jalousies.

Cléopâtre, c'est vrai, lui sussure parfois cette idée: elle abuse de ce qu'elle croit être son pouvoir sur le coeur de César. César aime son intelligence politique et sa jeunesse, mais il sait que la reine a des projets de construction d'un empire d'Orient dont César ne veut pas et c'est en la mettant dans sa maison et dans son lit qu'il la neutralise à son profit. Malheur au Romain qui, un jour, partirait avec Cléopâtre en Orient: il deviendrait son jouet! Il y a en cette belle femme bien plus de mâle énergie que dans beaucoup des hauts dignitaires de Rome.

César est dictateur à vie (dictator perpetuo); c'est-à-dire qu'il prend les pouvoirs prévus par la constitution de Rome pour six mois en cas de péril aggravé, mais lui les garde à vie.

César constate que l'on a un peu déformé ses propos: en 696 de Rome, il a vaincu en quelques heures Pharnace, roi du Pont, et il a dit: «Veni, Vidi, Vici» (je suis venu, j'ai vu, j'ai vaincu).

Quant au «milieu de la marche» dont tu parles, César ne sait de quoi il s'agit.

Vale Caius Iulius