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Yoliea
écrit à

   


Jules César

   


De vita tua, magne Cæsar
 

   

Ave Cæsar,
uti rogas ? Ubi est cum tibi scribo ? Dici mihi, vidisne Brutus interficere te ? Amasne Brutum quasi tuum filium ? Quod de plebe cogitabas ? Patricii habebant omnes potestates ? Disci mihi rem publicam , cleopatram et provinciam galliae. Somiasne galliam capere ?

Salve Cæsar !

Yoliea


C. Iulius Caesar Yolieae SD.
S.V.B.E.E.V.

Hodie, Romae sum, dictator perpetuo, Mox autem in perfidos Parthos qui Crassum amicum meum interfecerunt et aquilas rapuerunt iustum piumque bellum geram. Quo gesto, legionum Romanarum aquilas Romam ad populum Romanum referam.
Patribus certe paulum contemptis, plebem caram meam plurimis maximisque donis colo, Gallia quieta ac fidelis Caesari multos optimosque milites ducesque libenter dat ibique cum populo meo optima quiete fruor. Itaque nescio quid dicas cum de intrerfecto quodam verba facis. Brutus carus filius meus, quasi consanguineus amicissimus, mihi spem de futuris rebus quotidie affert.
Cleopatra quae in aegypto multa pericula secum vehebat nunc Romae, quasit serva in aureo carcere, Populo Romano nocere non posse.: regina credit Caesarem eam diligere et Caesar eam innocentem facile tenet.
Vale
Caius Iulius

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Voici la traduction de la question et de la réponse proposées par Dialogus :

Bonjour César,
que demandes-tu? Où est-il au moment où je t'écris? Dis-moi, as-tu vu Brutus te tuer? Aimes-tu Brutus comme ton fils? Que penses-tu de la plèbe? Les patriciens ont-ils tous les pouvoirs? J'ai appris la république, Cléopâtre et la province de la Gaule. Rêves-tu de prendre la Gaule?

Salut César,
Yoliea

Jules César à Yolia, salut.

Aujourd'hui je suis à Rome : dictateur à vie. Bientôt cependant je rentrerai dans une guerre juste et pieuse contre les perfides Parthes qui ont assassiné mon ami Crassus et qui ont volé nos enseignes. Ainsi, je rapporterai à Rome, au peuple romain, les enseignes de la légion romaine.

Bien sûr, je méprise quelque peu les patriciens; je me préoccupe de ma chère plèbe avec de nombreux et de beaux cadeaux. La Gaule est tranquille et fidèle à César et lui donne de bon cœur de nombreux et valeureux soldats et chefs, et j'y goûte un repos parfait avec mon peuple. C'est pourquoi je ne comprends pas ce que tu dis quand tu parles d'un assassinat.

Brutus est mon cher fils, presque de mon sang : il est mon espoir de chaque jour en l'avenir.

Cléopâtre, qui courait de grands dangers en Égypte, est à présent venue elle-même à Rome, presque esclave d'une prison dorée. Le peuple romain ne reconnaît pas : la reine croit que César la tient en haute estime, et César l'en persuade facilement.

Porte-toi bien,

César