Omar Boumediène
écrit à

   


Jules César

     
   

Colonisation

   

Ave César,

On pense de vous aujourd'hui que vous êtes un très grand chef militaire, guerrier, législateur, meneur d'hommes et bâtisseur d'empires, doublé d'un écrivain, ce qui est certainement vrai d'un certain point de vue... Mais d'un autre point de vue (plutôt moderne) vous seriez qualifié de «colonisateur», terme plutôt négatif et synonyme de despotisme et d'«inhumanité» pour beaucoup de gens, détruisant la culture des contrées conquises et acculturées par une pensée imposée par l'épée, aussi belle soit-elle... Que pensez-vous de ce point de vue? Et que pensez-vous des ennemis qui refusent de plier les genoux devant votre grandeur?

Ave César.


Ave,

César ne comprend pas où est l’inhumanité: depuis des siècles, Rome établit ses colonies de peuplement qui répandent chez les Barbares la civilisation romaine et ses bienfaits. De plus, c’est un moyen commode de récompenser nos vieux légionnaires à la fin de leur service en leur attribuant un lot dans nos colonies.

Rome est née pour conquérir le monde et, une fois passées les nécessaires rigueurs de la guerre, elle sait reconnaître la place et les mérites de ceux qui partagent ses valeurs et les défendent parfois mieux que les Romains eux-mêmes.

Vale

Caius Iulius