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Malicias2@aol.com |
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Ô, vénéré Empereur! |
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Ave Empereur, Je suis sincèrement désolée de vous déranger, surtout avec les problèmes qui vous retiennent actuellement. Je ne fais pas de théâtre mais pour l'instant juste du français, mais il y a un rapport avec le théâtre. Actuellement, nous étudions la pièce d'Albert Camus déjà citée qui parle de vous. Notre professeur nous a demandé de réécrire les dernières paroles du livre, c'est-à-dire les vôtres. Alors qui mieux que vous peut m'aider? Quelle serait votre réaction si vous vous retrouviez face à un miroir pendant que les citoyens vous assiègent, mécontents de la soi-disant tyrannie que vous leur faites subir? Vous seul devez parler. Merci de votre attention, dans l'espoir d'avoir rapidement de vos nouvelles. P.-S.: Mes amitiés à votre fille. Odile De Caius à Odile, J'ai entendu parler de cette pièce, mais tu comprendras qu'il m'est impossible de la lire puisqu'elle n'a pas été écrite à mon époque. Mais dis-moi, n'est-ce pas une façon détournée de ne pas faire les devoirs qui t'ont été donnés par ton précepteur? Je suis prêt à t'aider, chère Odile, mais je ne sais pas ce que je lance comme dernières paroles dans cette pièce ainsi que les personnages qui m'accompagnent. Il te faudra m'éclairer là-dessus. J'espère que cette pièce n'est pas totalement véridique, car je ne me considère pas comme un tyran. Le peuple m'aime et je ne vois absolument pas pourquoi il assiégerait le palais. J'attends donc ta réponse. Mais ne mentionne pas au précepteur que c'est moi qui t'ai aidée, il paraît que c'est mal de tricher! Caius De Odile à Caius, Cher empereur, je suis désolée que tant de temps se soit écoulé depuis votre mail mais j'étais momentanément inaccessible. Je suis honorée que vous ayez répondu à mon message, je ne pense pas que vous demander votre avis sur la question soit une manière de tricher mais plutôt une aide bienvenue. Mais ne vous inquiétez plus pour cette histoire, j'ai rendu mon devoir. Dans celui-ci, vu les circonstances, vous devenez légèrement fou, ou plutôt schizophrène, mais vous restez un homme qui veut le bien des gens qui l'entourent. Devant l'absurdité de certaines épreuves de la vie, vous avez décidé de changer de manière de penser, d'être et d'agir, votre entourage a cru en cela voir de la folie, mais seul leur jugement finalement vous aura fait perdre le fil de la réalité. Je suis désolée mais, comme cette pièce est une tragédie, vous mourez à la fin, mais je suis confiante, votre destin ne suivra pas celui que je vous ai donné, en tout cas je l'espère pour vous. Mes amitiés à votre petite famille qui, j'espère, se porte bien, ainsi qu'à vous-même. Merci encore de votre attention, Odile |
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