Arbre généalogique
       
       
         
         

desvet@wanadoo.fr

      Ave!

Je m'appelle Yamina et je fais un exposé sur toi, en latin. J'ai trouvé des documents sur le net, mais pourrais-tu m'expliquer simplement ton arbre généalogique, car ce n'est pas vraiment simple...

Bisous et merci d'avance.

Yamina
         
         

Caligula

      Gaius à Yamina, salut.

Ma généalogie... laisse-moi te dire, que nous ne sommes pas rendus. Je vais essayer d'être le plus clair et concis possible. Commençons par les plus jeunes; ma fille, Drusilla (1 an) et mon neveu, Lucius, fils de ma soeur Agrippine. Ce sont les petits derniers de la famille.

Ensuite, viennent mes frères, mes soeurs et moi. Nous étions IX, dont III morts en bas âge, je ne les compterai donc pas. Ça va? Tu suis? De la plus jeune au plus âgé, voici ce que cela donnait (j'emploie le passé puisqu'à l'heure où j'écris ceci, nous ne sommes plus que III, malheureusement): Julia Livilla, Julia Drusilla (dont j'ai donné le nom à ma fille), Julia Agrippina (qui porte le nom de ma mère), moi, Drusus et Néro.

Mes parents étaient Agrippine et Germanicus. Du côté de mamma, ils étaient V frères et soeurs: Gaius Cesar (je porte le même nom), Julia (comme sa mère), Lucius Cesar, mamma et Agrippa Postumus. Ils étaient les enfants de Julia, fille d'Octave Auguste, et de Vipsanius Agrippa.

Du côté de tata, (je crois que vous, vous dites «papa», non?), ils étaient III: Tata, Livilla et Claude. Ils étaient les enfants d'Antonia la jeune (fille de Marc-Antoine et d'Octavie, elle-même soeur d'Octave Auguste) et de Drusus (le frère de Tibère). Attention, c'est là que ça se complique...

Mon père a été adopté par son oncle Tibère qui, du coup, est devenu son père et mon grand-père (on peut donc dire, si l'on veut faire un peu d'humour, que j'ai eu trois grands-pères). Tibère lui-même avait été adopté par Auguste car, bien qu'étant le fils de sa femme, il n'en était pas le père. Bref, retiens seulement que tout ce tintamarre a fait d'Octave Auguste mon arrière-grand-père maternel ET paternel. Ça va? Tu suis? Étant donné que Tibère et son frère (mes deux grands-pères paternels) appartenaient à la gent des Claudii et Octave à celle des Julii (lui aussi avait été adopté par Julius César étant donné qu'il avait épousé sa nièce - la nièce de Julius, pas la sienne propre) et que ce dernier le considérait comme son héritier, j'appartiens à la branche des Julii et des Claudii, par le sang comme par les adoptions.

Pour mes arrière-grands-mères, c'est un peu compliqué aussi puisque Octave Auguste s'est marié III fois et que mon grand-père adoptif Tibère et son frère Drusus étaient les fils de Livia Drusilla et de Tibérius Claudius Néro. Ce qui implique, bien entendu que... Ça va? C'est bizarre, tu deviens toute verte.

C'est les pommes de l'arbre généalogique qui ont du mal à passer? Et encore, je ne t'ai donné là que les lignes directes, en t'épargnant les noms complets et la liste de mes cousins, beaux-frères et autres. Écoute, si tu veux faire simple, voilà ce que tu dois dire dans ton exposé: Gaius est le fils de Germanicus et d'Agrippine. Il descend en ligne directe de Marc-Antoine et des Claudii par son père, d'Octave Auguste et des Julii par sa mère. Cadet de trois fils et aîné de trois soeurs, ce fut à lui qu'échut le principat à la Mort de son grand-père adoptif Tibère, ses frères aînés étant décédés et le vieux princeps n'ayant d'autre héritier convenant à la fois au peuple de Rome et au Sénat. C'est simple, direct et précis. Un peu laconique, certes, mais ça a le mérite d'être clair.

Je vais te donner un petit aide-mémoire en ce qui concerne les filles: chez moi, à Rome, elles portent souvent le nom de leur père féminisé. Octave/Octavie. Agrippa/Agrippine. Drusus/Drusilla. Et caetera. Tu peux donc facilement retrouver la branche à laquelle elles appartiennent. Une fois de plus, je n'ai rien fait comme tout le monde puisque ma fille ne s'appelle pas Gaia... mais ça, ça me tenait à coeur.

Porte-toi bien, douce Yamina, et essaye une compresse d'eau froide sur le front, c'est radical pour faire passer le mal de tête. «Bisous» de ma part également. C'est un bien joli mot pour dire «baisers»...