Ne nous quitte pas
       
       
         
         

faramir@libertysurf.fr

      Bonjour Jacques.

Je suis heureux de pouvoir enfin communiquer avec vous!

Tout d'abord je voudrais savoir si, là où vous êtes, il y a d'aussi beaux ports que là où je suis. À quoi y ressemblent les marins? Est-ce le même type de ports qui nous font pleurer dans votre chanson?

Je tiens aussi à vous mettre devant vos actes: en effet vous êtes l'auteur, pour moi, de deux des plus belles chansons francaises (Amsterdam et Ne me quitte pas)...

La puissance de vos paroles avec votre énergie... Je suis décidément né trop tard, j'aurais tellement voulu vous voir sur scène me dire de ne pas vous quitter. Eh bien c'est d'accord je ne vous quitterai pas Monsieur.

Enfin pour finir je souhaite juste que comme le demande Renaud vous puissiez être dans un bistrot dans lequel je passerai vous voir volontiers.

Damien

 

       
         

Jacques Brel

      Monsieur Damien.

La beauté et l'importance des ports viennent du désir d'y arriver et de la nécessité de les quitter. Quand on s'y incruste, l'on devient des marins infidèles à la mer.

La vie est mouvement. Quand la vie ne bouge plus elle pourrit, Damien.

Merci de vos compliments mais vous comprendrez que je doive me méfier des sucreries qui ont souvent la perversion d'accélérer la décomposition.

Il y a ceux qui restent et ceux qui vont voir...

Bons départs.

Brel