Les femmes infidèles |
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| Cher monsieur Brel, Hier à la télé il y a eu une émission sur votre oeuvre pour célébrer le 25ème anniversaire de votre disparition. Cela m'a rappelé bien des souvenirs et je dois vous dire que j'ai apprecié votre humour autant que votre cynisme, votre naïveté autant que votre j'm'enfoutisme et vous serez pour moi toujours numéro 1. Cependant, il me semble que vous avez eu un problème avec les femmes, que vous n'avez pas résolu au moins avant d'atteindre la quarantaine. Je pense que vous avez été très sévère avec les femmes infidèles et autres filles faciles (vous utilisez un autre mot). Pourquoi dans votre oeuvre vous n'avez pas écrit de chanson sur les hommes infidèles (ils sont beaucoup plus nombreux) et en étant un, vous-même, vous auriez pu écrire en connaissance de cause! Je n'irai pas jusqu'à vous traiter d'hypocrite mais vous méritez sûrement que l'on vous appelle mâle chauviniste. Encore une fois merci pour votre oeuvre qui m'a apporté beaucoup de plaisir. Remy Martin |
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| Déjà, quand on utilise un pseudonyme qui sent
le cognac... on est soi-même un peu hypocrite. L'amour se nourrit de réciprocité. À femme infidèle, homme infidèle. Encore faut-il que le corps exulte, ai-je déjà chanté. Être fidèle au corps de l'autre n'a pas l'importance d'être fidèle à l'amour de l'autre. Quand la fleur se referme, l'abeille butine. La lourdeur de l'homme infidèle ne fait que chercher l'amour dont le prive la légèreté féminine. Un homme comblé, un vieil amant, reste essentiellement fidèle à sa passion. Comme il reste fidèle à sa nature conquérante. Brel. |
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| Cher Monsieur Brel , Il est clair que vous êtes mort avant l'avènement de l'internet. La grande majorité des gens qui utilisent ce moyen de communication, et qui de bonne foi, donnent leur honnête opinion sur des sujets controversés peuvent faire face à des gens très agressifs ou grossiers et préfèrent faire ces commentaires de facon anonyme plus par sécurité que par hypocrisie et donc utilisent un pseudonyme. Pour un moribond vous n'avez rien perdu de votre verve (ce qui dans votre style m'avait conquis) mais où est la promesse solennelle que vous avez faite à l'église: pour le meilleur et pour le pire, jusqu'à ce que la mort nous sépare! Oui vous allez me dire que dieu est mort, comme vous l'avez chanté mais était-ce avant ou après «Dites si c'était vrai, s'il était vraiment né à Bethlehem»? Vos excuses pour votre infidelité sont aussi risible qu'une pièce de Sacha Guitry. Mais je dois dire elles auraient fait un très gros succès en chanson. Une chose en vous que j'admire est votre retraite de la scène en pleine gloire. C'est une force d'indépendance et d' humilité que le monde vous envie. Bien qu'il y ait des points de discorde entre nous, je resterai toujours un admirateur. Remy Martin |