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sabinemasy@hotmail.com |
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«La ville s'endormait» |
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| Bonjour Jacques, Ça fait un bout de temps que je ne t'ai pas écrit mon ami. Je vois que tu as de nombreux correspondants et que tu leur fais toujours des réponses bien assaisonnées de ta verve bruxelloise toujours bien présente, malgré la distance, cher ami. J'espère qu'aux Marquises il fait meilleur qu'en Belgique. Petit veinard va! J'ose espérer, mon cher Jacques, que tu y as retrouvé une certaine paix envers toi-même, ainsi qu'un certain anonymat. Si tel est le cas, je suis vraiment très contente pour toi. J'ai appris récemment que tu avais fait l'acquisition d'un petit avion, que tu l'avais baptisé Jojo en hommage à ton grand ami Georges Pasquier et que tu rends de grands services à la population locale. Je ne sais pas à qui tu fais allusion dans «La ville s'endormait», quand tu parles de la femme qui est l'avenir de l'homme. Est-ce à Louis Aragon ou à Jean Ferrat (qui le cite dans «Aimer à perdre la raison»)? Doucement hein, avec l'ami Jeannot! Je crois bien qu'entre vous ce devait être de bonne guerre de vous envoyer des petites piques. Et Askoy, ton bateau, est-ce tu l'as encore? Tu vas encore rendre de petites visites à Paupaul dans son cimetière marin. Doucement, laisse le grand homme tranquille. Allez, mon cher Jacques, je te laisse vaquer à tes occupations. Bon vol mon ami. Mes amitiés à Madly si tu sais. Sabine L'Ardennaise Pour un ami, je te trouve un peu en retard dans les nouvelles! Tu as raison de subodorer qu'il fait meilleur aux Marquises, là où rien n'est plat, rien n'est gris. Pour l'avion, où étais-tu? L'Askoy a été offert à de jeunes Américains amoureux de la vie et de la mer... s'aiment-ils toujours? Allez savoir. Quand je cite, je cite l'original. Je ne cite pas une citation. Je transmets à Madly. J'ai peu de temps pour te répondre: je prépare un ouvrage avec Brassens et Ferré pour les amis de Dialogus. Brel Salut Jacques, Désolée, cher ami, de t'avoir laissé comme ça, sans nouvelles de ma petite personne. Ben, tu sais, si tu savais le temps pourri qu'il fait encore ce matin, mon cher ami, tu te dirais que dans notre Belgique il fait, comme tu dis toujours, gris pas vrai... Tu as vendu Askoy. Dommage, et Dieu sait combien tu aimais ce bateau. Aurais-tu, cher ami, l'intention de te retirer définitivement dans ce petit paradis? J'en ai entendu parler, mais sans plus. Je m'apprêtais à partir pour la Grèce lorsque j'ai entendu cette histoire... mais bon, c'est très bien... de rendre service comme ça aux populations locales. Merci de me confirmer qu'il s'agit bien de la citation d'Aragon... comme ça je ne dirai plus que tu écorches Jean Ferrat (encore un dont j'aime bien les textes, mais il est plus engagé sur certaines choses...). Dis, mais c'est génial, ça, d'écrire un livre... Hé, vis tes rêves à fond, mon grand, c'est tout ce que je peux te souhaiter. La sortie de ce livre est prévue pour quand? Tiens-moi au courant hein Jacques... Salut à Madly et à tous ceux que tu aimes là-bas, petit veinard... Mille amitiés de l'Ardennaise, Sabine P.S.: tu as l'intention de revenir en Belgique pour présenter ton livre? Non, je crois pas. Ravi de voir que tu vas bien. À une de ces pages. Bonjour Jacques, Je suis contente de savoir que mon ami va bien. Reste dans ton petit paradis si tu veux: là bas tu es tranquille et tu n'as pas à supporter la pression et le battage médiatique fait autour de ta personne. Passe de bons moments à rédiger ton livre, transmets mes amitiés à Léo (Ferré) et à Tonton Georges (Brassens). Non ne reviens pas en Belgique mon ami. Flamands et Wallons sont en train de se déchirer au nom du fédéralisme... enfin une source d'inspiration pour toi. Je tâcherai d'être plus régulière quant à la fréquence de mes courriers. Tes lettres me font un immense plaisir, Jacques, et je serai ravie d'avoir parmi mes correspondants un grand monsieur de la CHANSON BELGE. L'Ardennaise, Sabine Merci encore. Mais de rien, Jacques. Bon travail. Tiens-moi au courant. Mille amitiés. L'Ardennaise |
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