R. G.
écrit à

   


Georges Brassens

   


Message d'adieu du pasticheur de monsieur Brassens
 

    Bonjour monsieur Brassens,

Après tant d'autres, je veux à mon tour vous remercier pour tout le bonheur qu'ont pu me procurer vos chansons. Comme pour tous ceux qui s'y sont attardés, c'est pour moi bien peu dire que j'y ai trouvé beaucoup plus que les quelques instants de divertissement que l'on attend généralement d'une chanson. Vos petites fables, pourtant dépourvues de tout prosélytisme, ont largement contribué à confirmer les valeurs qui m'apparaissaient déjà être les bonnes, qui me convenaient.

Puis il y a eu Dialogus. Depuis près de dix ans et plus de deux cents correspondances, j'ai eu le privilège d'encore mieux vous connaître. Votre brave secrétaire, monsieur Pierre Onteniente, dit Gibraltar, ayant pris une
retraite largement méritée, ce fut un bien grand honneur d'un peu lui succéder, en devenant en quelque sorte votre secrétaire au courrier, en servant de courroie de transmission entre vous et tous ceux de mes
contemporains qui se réjouissent de pouvoir vous écrire, de recevoir de vous une réponse personnelle.

Ces réponses, toujours pertinentes et par ailleurs marquées par votre générosité légendaire, ont permis à plusieurs de découvrir divers aspects de votre œuvre et de votre vie, rapportés dans vos propres mots, tout en retrouvant votre humour si caractéristique.
     

Mais le jour est venu de prendre à mon tour ma retraite. Je veux espérer qu'un autre passionné choisira de prendre la relève et d'assumer le lien entre vous et vos admirateurs.

Au plaisir,

R. G.