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Amélie, Alizée et Marion
écrivent à

Emma Bovary


Un amant de perdu, dix de retrouvés§
(projet scolaire)


   

Chère Emma Bovary,

Nous avons entendu votre histoire et nous avons été touchées par votre réaction. Il ne faut pas vous mettre dans cet état juste pour un homme qui ne vous aimait pas. Nous vous écrivons pour vous soutenir dans cette épreuve difficile et pour vous dire qu’un amant de perdu, dix de retrouvés!       
                   
Et puis, il y a encore votre mari et votre fille qu’il ne faut pas laisser tomber. C’est pour cela qu’il ne faudrait pas faire de bêtises! Soyez forte, et n’hésitez pas à nous demander conseil. Et surtout ne gâchez pas ce beau visage que vous avez avec ces larmes de tristesse.
                                                             
Avec notre soutien,

Marion, Alizée et Amélie.


Comment? Comment? Qu'ouïs-je, que lis-je? Calomnie! Scandale! Qui ose ainsi trahir ma réputation d'épouse et de mère, rouler dans la fange une conduite dont on n'a à lui reprocher que de ne pas pouvoir prouver qu'elle fût irréprochable tant l'honnêteté ne se pare ni de fard ni d'artifices! Mais qui êtes-vous donc pour venir ainsi, dans la quiétude du déroulement des jours d'une femme convenable, troubler l'ordre, la paix, la vie enfin?

Que voulez-vous dire? Qu'entendez-vous sous vos insultes qui me font horreur? Dix de retrouvés? Mais à qui croyez-vous vous adresser? Qui pensez-vous ainsi détruire? Qui voulez-vous humilier? Moi, une pauvre femme, effacée et triste, et tout entière dévouée au service d'une maison qu'elle tient du mieux qu'elle peut avec ses faibles moyens? Mon mari, ce brave homme, courageux, travailleur, généreux, qui court les routes tout le jour pour venir en aide à son prochain, et dont la pratique ne tient que sur la réputation? Ou voulez-vous ternir avant qu'elle ne commençât l'existence de ma fille, pauvrette fragile livrée en pâture à un monde sans pitié, dont la mère ne serait qu'une créature sans cœur ni raison?

Que voulez-vous? Pourquoi me parler de ma beauté, qui ne sert de rien? Pourquoi me faire la réputation d'une grisette, qui partirait avec le premier venu? Pourquoi me traiter ainsi? Qu'ai-je démérité? Laissez-moi donc, je vous en prie, à ma solitude, à cette brume grise qui enveloppe tout et qui cache aux yeux du monde ce qu'on n'ose pas appeler bonheur.

Mesdames, je ne vous salue pas.

E. B.

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