Xavier Lorente-Darracq
écrit à

   


Napoléon

   


Votre célèbre petit chapeau
 

    Sire,

Quel grand honneur pour moi que de pouvoir adresser une missive à Votre Majesté!

Je vois partout ici (surtout sous les manteaux) divers objets à votre effigie et depuis toujours une question me taraude et m'obsède: pourquoi et à quelle époque avez-vous décidé de vous composer une silhouette définitive avec ce modeste couvre-chef? Quelle en est l'origine? En portiez-vous de tels lorsque vous étudiiez à Brienne?

En possédez-vous encore quelques exemplaires sur cette île où ces maudits «Godons» vous tiennent prisonnier et, si oui, vous en coiffez-vous encore?

En espérant un nouveau vol de l'Aigle (mais hélas la distance à parcourir me semble désormais bien grande jusqu'aux tours de Notre-Dame), je salue Votre Majesté et, au mépris du danger et de la réprobation des traîtres, je crie: vive l'Empereur!

Xavier Lorente-Darracq

Bonjour!
 
Le bicorne fait partie de l'uniforme militaire, mais je l'ai changé en retirant le galonnage pour ainsi me distinguer non pas par l'ostentation, mais bien par la simplicité. J'ai pourtant encouragé tous les officiers et gens d'entourages à porter des toilettes toujours plus sensationnelles, voyez Murat en grand uniforme pour vous en faire une bonne idée.
 
Je portai également le bicorne à Brienne. J'ai quatre bicornes en ma possession sur Sainte-Hélène.
 
Quant au vol de l'Aigle, j'en rêve, mais il est une chose dont cette île est remplie: l'ennui! Et cet ennui tue bien des aspirations...
 
Bien à vous
 
Napoléon