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Napoléon Bonaparte

     
   

Un regret?

    Objet: Un regret?

Cher Empereur,

Je m'appelle Thomas, j'ai 13 ans et je vous admire beaucoup. Vous étiez un homme respecté, un empereur exemplaire, vous avez remporté beaucoup de batailles. Vous avez aussi eu des défaites telles que la campagne de Russie qui fut le début de votre déclin.

Après la défaite de Waterloo, en 1815, vous saviez sûrement qu'en étant exilé à Sainte-Hélène, vous ne pourriez plus revenir et que vous aviez définitivement perdu. À ce moment-là, avez-vous eu un regret? Si oui, lequel?

Et maintenant, il y a plein d'événements troublants: la mort du pape, Jean-Paul II; la mort de Son Altesse Sérénissime Rainier II de Monaco et le mariage du prince Charles avec Camilla. Si vous étiez encore en vie en 2005, seriez-vous allé aux funérailles du pape? Et à celles du prince de Monaco? Pour le mariage de Charles et de Camilla, auriez-vous envoyé une armée pour empêcher ce mariage? Ou alors, Camilla ne serait-elle pas la descendante d'un de vos espions qui aurait sympathisé avec la famille royale pour vous faciliter la conquête de l'Angleterre?

J'espère que vous trouverez le temps de répondre, s'il vous plaît. Je vous prie de bien vouloir accepter, Votre Altesse, l'expression de mes salutations sincères.

Thomas Antipot

Monsieur,

Si j'ai des regrets? Non, pas vraiment, si vous faites allusion à mes décisions, car je crois que j'ai fait ce que j'avais à faire. En ce qui concerne le déshonneur de l'Angleterre, qui a trahi sa propre parole en me confinant sur ce rocher plutôt que de m'octroyer le droit d'asile qu'elle me disait sacré à ses yeux, voilà, oui, qui est regrettable. Peut-être aurais-je dû me méfier, mais je croyais les officiers anglais plus dignes qu'ils ne l'étaient en réalité. Je ne crois pas que je serais allé aux funérailles d'un pape, peut-être les choses ont-elles changé, mais pour mon époque, les papes sont des chefs autant politiques que religieux, ils perçoivent des impôts, déclarent des guerres, etc. Donc, je ne lui dois rien d'autre que le respect habituel. Aucun prince n'est mort sous mon règne non plus, mais le fait est que dans les deux cas, j'aurais envoyé un ambassadeur ou un représentant de ma famille pour les circonstances. Pour ce qui est de l'Angleterre, il aurait été de bien mauvais goût que je me présente à une cérémonie officielle! Je me serais probablement fait raconter les faits saillants par des espions comme Schulmeister et les gazettes anglaises.

J'espère que ces réponses vous éclaireront.

Bien à vous,

Napoléon