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écrit à

   


Napoléon

   


Une rumeur
 

   

Bonjour Sire,

J'ai appris au coin d'une rue que l'on n'avait plus de nouvelle de vous. Certains disent même que vous refusez de parler. Je me suis dit que vous seriez peut-être content de converser avec un militaire, même si mes campagnes ne sont pas aussi glorieuses que les vôtres. Vous me manquez toujours autant, Sire. Je voudrais tant pouvoir faire comme vous, prendre en main mon pays afin de lui faire redresser la tête. Enfin, j'attends que vous me fassiez signe sire. Sinon, je vais vous donner quelques nouvelles du pays et du monde à notre époque. Il y a quelques jours une équipe sportive nationale a été en finale d'une coupe du monde de football (un jeu qui se joue avec un ballon et les pieds). Nous avons perdu contre l'Italie, mais nous étions les plus valeureux et les plus loyaux sur le terrain. Ils ont perdu à cause d'un arbitrage laxiste. Sinon, le Proche et Moyen Orient s'embrase. Les Israéliens bombardent le Liban et la Palestine. Les Coréens ont fait des essais nucléaires à l'encontre de l'avertissement américain et les Iraniens ont l'arme nucléaire. En France, nous avons peur de l'insécurité et de la baisse du pouvoir d'achat. Les militaires français attendent tout doucement leur remplacement par une armée européenne. En fait, ça ne va pas très fort. J'espère que vous allez bien et que vous faites attention à ne pas vous surmener lors de vos écrits. Merci d'être là pour nous, Sire. Je vous admire.

Votre dévoué Brigadier-Chef Jérôme



À Jérôme Miletto

Monsieur,

Votre missive du 15 juillet m'a laissé dans une drôle d'émotion. Est-ce que mes courriers vers Dialogus sont aussi interceptés par le Gouverneur Lowe? Car des nouvelles il y en a toutes les semaines. Cela dit, je me prête à ce jeu de courrier trans-époque pour répondre aux questions des gens; je constate que votre lettre n'en contient pas du tout! Vous me faite part de situations politiques pour le moins négatives, mais étant à plusieurs décennies de vous, je ne peux en mesurer les conséquences.

Je m'étonne de voir que l'Italie et la France se soient affrontées l'une l'autre, ayant été Empereur des Français et Roi d'Italie, j'aurais eu grand mal à choisir un parti!

Je reste convaincu que l'Union de l'Europe, même avec des ratés ou des fautes de parcours, amènera le continent au-delà de toute espérance. Il faut savoir être patient.

Bien à vous,

Napoléon 1er