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alice.hofer@wanadoo.fr
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Une lettre d'admiration |
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Cher MONSIEUR Empereur,
Je sollicite votre bienveillance. Si vous pouviez répondre à mes quelques questions.Ce serait d'une joie! Mais avant tout je voulais vous dire à quel point je vous admire sur ce que vous avezfait. Vous avez fait la une belle conquête. Vous êtes dans mon programme de 4ème mais, dites-moi si je me trompe, avez-vousenlevé les droits de la femme en 1804? après être sacré? Mais pourquoi? N'avez-vous pas non plus remis l'esclavage? mais dans quel but? Je necomprends pas très bien. Bon certes grâce à vous nous n'avions plus besoin d'aller à l'église, ce fut une trèsbonne chose. Veuillez agréer, cher monsieur, l'expression de ma sympathie. Une élève de 4ème du collège de Valréas (84) Cher jeune élève qui n'a pas donné son nom, Je vois que la médisance va toujours bon train dans le royaume des Bourbons! Qu'est-ce donc que cette histoire de «droit des femmes» que j'aurais supprimé après mon sacre? J'ai été le premier à réellement me préoccuper des droits des citoyens, qu'ils soient hommes ou femmes, et c'est pour améliorer leur vie quotidienneque j'ai gravé leurs droits dans le marbre grâce à mon Code Civil! Quant à l'esclavage, je ne voulais pas le rétablir, je voulais que les territoires où il avait été aboli restent en l'état, mais les sénateurs ont été d'un avis contraire et je ne pouvais batailler contre tout le Sénat. J'aurais certes voulu pouvoir rectifier cette erreur bien plus tôt que je ne l'ai fait, mais lescirconstances ne me l'ont jamais permis. J'avoue ne pas bien comprendre votre réflexion sur le fait dene plus devoir aller à l'Église? Je vous souhaite de travailler avec ardeur et de bien réussirvotre vie. Napoléon 1er Cher Monsieur l'Empereur, Tout d'abord, je vous remercie de m'avoir répondu. Cela m'a fait chaud au coeur. Quand je disais que nous ne devons plus aller à l'Église, je n'étais pas très précise. Je voulais dire que, pour se marier, on n'était plus obligé d'aller à l'Église, et moi qui ne suis pas très croyante vous en remercie. Nous avons appris, il me semble bien, qu'après vous être fait sacrer roi, vous avez enlevé quelques droits aux femmes. N'avez-vous point dit cela: «Nous n'y entendrons rien, nous autres peuples d'Occident; nous avons tout gâté en traitant les femmes trop bien. Or une femme unique ne pourrait suffire à l'homme [...]; elle ne peut être sa femme quand elle est grosse, elle ne peut être sa femme quand elle nourrit, elle cesse d'être sa femme quand elle ne peut plus lui donner des enfants. Les États sont perdus quand les femmes sont aux affaires publiques.» Bon, certes, ça ne confirme pas ce que j'ai avancé, mais ne trouvez-vous pas que les femmes méritent autant que les hommes? Merci infiniment de m'avoir répondu et j'espère que vous prendrez le temps de le faire à nouveau. Bien cordialement. Une élève (Alice) de 4e de Valréas (84) Bonjour Alice, Charmantes sont ces remarques que vous me faites! Il semblerait que les femmes ont fait valoir leurs droits au fil du temps. Cependant, les choses sont différentes pour moi qui vous écrit du XIXe siècle. Les femmes n'ont pas les mêmes droits, elles sont traitées en mineures, subordonnées à l'homme. Ceci peut vous choquer, mais sachez que c'est ainsi que l'on pense de mon temps. Cela dit, si légalement les femmes ont moins de droits, il faut voir la réalité quotidienne, où ces dernières ont le vrai contrôle de leur maison, de leurs enfants, de leur famille. Plusieurs femmes se sont illustrées sous l'Empire, à mon grand malheur parfois! Pensez à ma bonne Joséphine, élevée sur une plantation de Martinique, à Juliette Récamier, à Mme de Staël. Mes décisions et réflexions sur les femmes sont à remettre en contexte, mais elles reflètent non seulementmes pensées, mais aussi celles de la majorité des Français de mon temps. Au plaisir ! Napoléon |
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