Eberhart
écrit à

   


Napoléon

   


Une femme à l'Académie des sciences
 

    Sire,

En juillet prochain je serai à Sainte-Hélène pour un voyage d'étude sur la faune et la flore de l'île, non en tant que membre de l'Académie des Sciences; comme elle n'est ouverte qu'aux hommes ma candidature n'a même pas été étudiée! J'ose croire que si votre Majesté avait pu poursuivre sa prodigieuse destinée, elle aurait étudié la possibilité de l'ouvrir aux femmes! Pardonnez mon égarement, mais ma passion pour les sciences me transporte parfois hors des limites de la réalité! Bien que je persiste à croire que certaines femmes pourraient beaucoup apporter à la France. Qu'en pensez-vous?
Je ramènerai, pour vous, quelques pots de miel que j'ai moi-même récolté, ce sera ma modeste contribution au bien-être de Votre Majesté.

Affectueusement vôtre.

Eberhart

Bonjour Sophie,
 
Il est rarissime de mon temps de voir une femme étudier les sciences. Je ne suis pas chaud à l'idée de voir les mères quitter le foyer, mais je suis de mon temps. Si les mœurs changent avec les années, je ne m'y suis peut-être pas penché, puisque je crois en toute sincérité avoir une certaine clairvoyance et être assez d'avant-garde dans de nombreux domaines.

En y réfléchissant, vous avez sûrement quelque chose à apporter. Mais de mon temps, vous n'auriez jamais pu vous rendre sur Sainte-Hélène, donc les choses changent, l'Académie ne saura pas se passer de vous longtemps, j'en suis certain.
 
Gardez espoir!
 
Bien à vous,
 
Napoléon