Pour Napoléon |
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| Votre Altesse Impériale, Je m'appelle Charly, je suis collégien au collège Paul Eluard de La Seyne sur mer et j'ai 12 ans. Je vous écris parce que je m'intéresse à votre histoire et je la trouve fantastique. À propos de votre histoire, j'ai quelques questions à vous poser. Les voici: Vous qui étiez un prodige, comment n'avez-vous pas pensé à l'hiver dans la bataille de Waterloo? Comment avez-vous fait pour les 9 et 10 novembre 1799? Aviez-vous de bonnes relations avec votre nombreuse famille? Et aviez-vous beaucoup d'amis? Aimiez-vous l'école? Salutations respectueuses, Charly |
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| Cher Charly, Tout d'abord, je te remercie de la haute opinion que tu as de moi, par contre, qui est ce «Paul Eluard» qui a donné le nom à ton lycée, je n'en ai jamais entendu parler? Ta première question est dénuée de sens car la bataille de «Waterloo» s'est déroulée au beau milieu du mois de juin et si nous avons dû attendre que le terrain sèche à cause de la pluie, je puis te garantir que nous n'avons jamais souffert du froid, bien au contraire! Pour ce qui est de ma prise du pouvoir le 18 Brumaire, ce serait bien long de tout te raconter dans une lettre. Sache seulement que le peuple français ne supportait plus la corruption du Directoire et a su voir en moi l'homme qui pouvait sauver la République et éviter le retour des Bourbons. Pour le reste, c'est un peu «technique», mais disons que j'ai fait en sorte que la légalité soit respectée et que tout soit fait sans verser de sang. Les relations avec ma famille? J'ai eu des grandes déceptions, mais aussi d'agréables surprises. Lucien fut primordial dans l'organisation du 18 Brumaire, mais s'est détaché de moi par la suite, Louis m'a déçu en Hollande, Joseph en Espagne, Caroline a intrigué auprès de Murat... Par contre, Jérôme m'a prouvé sa valeur et son courage à Waterloo! Quant aux amis, tu sais, les Souverains en ont bien peu. Quand j'arrivai à l'école de Brienne, j'arrivais de Corse et me retrouvais entouré de toute la haute noblesse de l'époque, hautaine et méprisante envers mes modestes origines. Aussi, mon intégration fut plutôt difficile, mais je me réfugiai dans les Mathématiques et la lecture, ce qui, ma foi, ne m'a pas trop mal réussi. Je te souhaite un bel avenir. Napoléon |