Napoléon-Vendée |
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| Cher Napoléon, Tous les matins, en ouvrant mes volets, je vous avais sous les yeux, quand j'étais adolescente. Vous et votre cheval aux quatre pattes posées au sol. Vous, fier, élégant, conquérant. Votre histoire m'a alors enflammée. Et j'étais vexée pour vous que vous soyez contraint à surplomber nos foires expositions ou les manèges bruyants des autos-tamponneuses. Mon plus bizarre souvenir, c'est quand même quand j'ai vu, outre les processions religieuses ou les défilés militaires, passer à vos pieds... le tour de France cycliste. Vous qui aviez foulé le pied des Pyramides... Vous aurez sans aucun doute compris que j'habitais alors la ville que vous connûtes comme étant Napoléon-Vendée. Et à ce propos, je voudrais savoir ce que vous avez pensé des avatars du nom de cette ville. Bourbon-Vendée, La Roche-sur-Yon? Question futile, certainement. Mais, n'est-il pas injuste de ne laisser à une ville que l'on a créée que l'ombre portée d'une statue équestre, si belle soit-elle? J'aimerais savoir aussi s'il ne vous arrive pas, les soirs de pleine lune, par exemple, de quitter votre piédestal et d'aller courir quelque chasse-galerie, entre les haies du bocage ou le long des étiers du marais, histoire de faire hennir votre cheval. Histoire... Merci, Monsieur l'Empereur. Je vous ai tant aimé. Jo |
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