Francisco Pianelli
écrit à

   


Napoléon

   


Limite de conquête
 

   

Cher et respectable empereur,

Je vous écris cette lettre car j'ai quelques questions à vous poser. Premièrement je voudrais savoir quelle était votre limite de conquête. Vouliez-vous conquérir le monde ou seulement l'Europe? Comment prépariez-vous la logistique des plans de guerre pour connaître la topographie du terrain et les conditions metéo des pays que vous alliez attaquer?

Et j'ai une toute dernière question: que vouliez-vous offrir au peuple français après la Révolution?

C'est sur cette dernière question que je vous salue.

Francisco Pianelli


Je vous salue Francisco,
 
Vous me demandiez lors de votre missive du quatre mai la limite de ma conquête, ce que je ne saurais vraiment dire.
 
Comprenez que la guerre, il faut être deux pour la faire! Mon ambition était grande, mais je n'ai pas «déclaré» toutes les guerres de mon époque. Chacun a ses torts, mais l'Angleterre à été le banquier de bien des royaumes voisins, et les encourageait à nous déclarer la guerre. Ce n'est pas parce que l'on sort vainqueur d'un conflit que l'on en est forcément l'instigateur. J'ai rêvé d'une Europe républicaine avec une seule monnaie, un seul code de loi, l'abolition des frontières, etc... Je pense que l'avenir m'a donné raison!
 
Pour l'étude de la géographie, je ne me pencherai pas sur tous les détails, mais s'il vous faut un nom: Bacler d'Albe. C'est le cartographe, le géographe le plus illustre. Son bureau de travail donne sur le mien, directement, il me prépare toutes les cartes avec tous les détails, comme l'état du terrain, les obstacles à éviter, les points  dominants. Sans son travail, mes campagnes auraient sûrement été moins glorieuses. La météo est un point que j'ai mis de côté dans mes plans de bataille. Je croyais les soldats capables de supporter toutes les conditions. L'Égypte et la Russie m'ont démontré les limites de cette résistance.
 
J'ai voulu donner à la France un gouvernement fort et une économie prospère. J'ai mis un terme aux dérapages de la Révolution et j'ai voulu mettre la France au sommet des nations européennes. Son idéal révolutionnaire devait inspirer ses voisins, leur faire désirer plus de liberté. Mon oeuvre, en ce sens, n'a pas échoué, j'en suis certain.
 
Bien à vous,
 
Napoléon