L'heure de la retraite
       
       
         
         

Az.Inc@free.fr

      Monsieur l'empereur bonjour,

Il y a quelques siècles à peine, petit caporal Corse au service de la France, vous étiez venu redonner l'espoir aux Français en versant le sang de leurs fils au quatre coins de l'Europe tandis que quelques notables ou boiteux s'occupaient de repeupler notre mère patrie.

Pour cela vous aviez choisi le mode de communication du type «autorité supérieure à casque doré et poil d'hermine» et quelques coups d'épée bien sentis dans la partie charnue des aristocrates non-décrottés ayant survécu au coupe-gorge de 1789.

L'espoir est né, a vécu et s'est éteint avec vous. Vos prédécesseurs vous haïssaient, vos successeurs vous ont conchié: dictateur, ogre sanguinaire, imposteur... rien n'aura été épargné au jeune Corse rieur qui venu de sa garrigue et de ses coteaux ensoleillés a accepté d'aller foutre sa vie en l'air en même temps que celle des autres simplement pour distraire un pays en mal d'idéal.

Voilà, moi je suis un p'tit Français d'aujourd'hui et je me dis que...ben... Msieur l'empereur si vous pouviez revenir un peu pour leur niquer la gueule à nos politiques de gauche ou de droite encroûtés dans leur système sclérose et démoralisants eh ben... j'irais bien volontiers verser une goutte ou deux du sang de mon voisin et lui me ferait verser une goutte ou deux aussi et pis après on ferait la paix et pis on irait se jeter une bière au bar irlandais du coin en chantant la Paimpolaise!

Allez Napo, reviens s'il te plaît.

 

       
         

Napoléon Bonaparte

      Citoyen, je te salue!

Dieu que cela fait drôle... Il y a si longtemps... Je ne reviendrai pas, Citoyen. Mon temps est fait. Les sirènes m'auront charmé un moment, il y a 3 ans...

Je désire mourir ici. En fait, je le dois. D'autres viendront, Citoyen, n'aie crainte. Il semblerait que je sois trop, comment dire... Tapageur? Je suis fatigué, l'ami. Te parler du bon vieux temps, cela je le veux. Passe me voir, je t'offrirai à boire et à manger.

On bavardera. Je te dirai Joséphine, tu me diras Marianne... Elle a dû changer, non? Je t'en sers cinq, Citoyen...

Napoléon