Lavalette a échappé à ses ennemis |
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| Sire, j'étais autrefois un agent de votre ministre des
Postes, Lavalette. Ce dernier avait été arrêté par la
police de celui qui se prétend notre roi, mais fort heureusement, grâce
à une ruse de sa femme, il est parvenu à s'évader. Je dois dire
y être un peu pour quelque chose car, ayant échappé à
l'épuration, j'ai gardé mon poste au ministère, et, quand ils
ont voulu envoyer sa description par la poste dans toutes les préfectures,
je l'ai interceptée et l'ai remplaçée par une de mon crû.
Cela lui donna 15 jours de répit, pas mal non? De plus, le fait d'avoir pu conserver mon travail à ce ministère m'a permis de trouver un moyen pour communiquer avec vous. Normalement, si tout s'est bien passé, vous devriez avoir reçu cette lettre sans qu'elle ait été examinée par quelque ennemi que ce soit auparavant. J'espère, Sire, que vous réussirez à échapper à ces maudits Anglais comme vous l'avez fait précédemment à l'Île d'Elbe. Nous sommes nombreux, Sire, à attendre votre retour. Un de vos serviteurs les plus dévoués |
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| Cher Monsieur, Je suis ravi d'apprendre que mon neveu ait échappé aux griffes du revanchard en pantoufle et je vous remercie d'avoir aidé l'un de mes meilleurs et premiers fidèles! J'arrive, en effet, à recevoir du courrier, mais pour éviter la censure de mon infâme geôlier, je dois user de prudence et passer par des voies détournées, aussi, ne soyez pas étonné du temps que je peux mettre à répondre. Rien ne me ferait plus plaisir que de quitter cette île maudite pour retrouver mes enfants, mais, hélas, je crains que cette fois, je ne doive boire le calice jusqu'à la lie! Ce satané rocher est une citadelle imprenable et les Anglais n'ont pas lésiné sur les moyens pour m'ôter tout espoir de revoir la France et ceux que j'aime. Déjà, je sens mes forces m'abandonner et je sens bien que d'ici peu, je n'aurais même plus la volonté de partir. Heureusement, je reçois de temps en temps les témoignages d'attachement de mes anciens Grognards et fidèles amis. Aussi, continuez à m'écrire car c'est désormais ma seule joie et consolation! Napoléon. |