Cambronne
       

       
         
         

SLarente@justice.gc.ca

      Majesté,

Vous serait-il possible de me parler du brave Cambronne? A-t-il vraiment prononcé ses paroles historiques à Waterloo, à savoir: «La garde meurt mais ne se rend pas» deux fois, puis, excédé a hurlé «merde»? On dit qu'il a nié tout cela par la suite. Vous en savez sans doute plus que mon humble personne sur ce sujet, c'est pourquoi je m'adresse à vous.

Respectueusement,

Simon Larente

 

       
         

Napoléon Bonaparte

      Monsieur Larente,

Cela est tout à fait faux, malheureusement pour la postérité de Monsieur Cambronne. Non seulement cette phrase-choc, que j'aurais aimé à forger fut inventée de toutes pièces six jours après Waterloo par un journaliste nommé Rougemont, rédacteur au «Journal général de France», mais de plus, le «Merde» en question, s'il fut effectivement entendu lors de la sommation que les Anglais firent.... quarante-neuf jours APRÈS Waterloo à un Lieutenant de vaisseau nommé Collet.

Quant au brave Cambronne, dont on fait le héros du «dernier carré», on ignore généralement qu'il s'est rendu individuellement et sans combattre au Colonel Hugh Halkett. Du reste, je crois qu'il aura toujours nié avoir prononcé ces fameuses paroles. Par la suite, il épousa une Anglaise... C'est ainsi que l'on fait l'Histoire, monsieur Larente, en s'appuyant sur des on-dits, bien souvent.

Passez une bien belle journée.

Napoléon