| Héléna | ||
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| Å Vannes, le 30 novembre 2007 Cher Beethoven, Je vous envoie ce courriel dans le cadre d'un projet scolaire avec le collège Notre-Dame le Ménimur. J'aimerais vous poser plusieurs questions: tout d'abord, pourquoi avez-vous voulu faire de la musique? Å quel âge avez-vous eu votre premier instrument? Quand avez-vous composé votre première oeuvre? Et enfin, quelle est votre oeuvre préférée? Je vous remercie de bien vouloir répondre à ces questions dans la mesure du possible. Salutations, Héléna Très chère mademoiselle Héléna, C’est avec un immense bonheur que j’ai lu votre lettre. Que de jeunes élèves du collège étudient la musique, et qu’en particulier on s’intéresse à ce compositeur m’est un grand honneur. J’ai connu la gloire et l’adulation de tous ceux qui aimaient la musique, ici à Vienne, mais aussi à travers le monde. Et que vous, de votre lointaine et belle Bretagne, m’écriviez à moi qui suis maintenant vieux et malade me touche profondément. Est-ce que vous jouez du pianoforte ou peut-être d’un autre instrument? Qu’aimez-vous dans ma musique? Ah, ce billet d’une jeune musicienne du futur me met du baume au cœur. Ah, et vos questions. Mais, jeune demoiselle, vous répondrez vous-même à la première. Pourquoi faire de la musique, belle question. Ne pensez-vous pas qu’un talent inné s’est manifesté, qu’il a fallu le satisfaire par un travail assidu et appliqué? Tout petit déjà, je me trouvais au pianoforte, puis j’ai étudié le violon et l’alto, peut-être vers l’âge de douze ans, pour jouer dans l’orchestre du Prince-Électeur à Bonn. Quant à ma première œuvre, s’il s’agit d’une non-publiée, ce serait difficile à dire. Je pianotais déjà tout petit à de petites inventions (à côté de mes exercices), puis j’ai composé des petits airs pour mes amis, des parties de sonates, ce seraient mes premières compositions. Maintenant, au terme de ma vie, ce sont sans doute mes dernières symphonies, la grande neuvième récemment achevée, je pense à une dixième, je travaille aussi à des quatuors à corde pour le Prince Gallitzin, des Variations pour piano. Ces dernières œuvres me demandent un effort énorme et, j’espère, m’apporteront satisfaction et joie et seront mes préférées. Le temps le dira… Voilà, chère demoiselle, les réponses de votre Beethoven. |
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