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Mon cher maître,
Sachez tout d'abord que je suis extrêmement ému de pouvoir envoyer une missive au
créateur des plus belles symphonies.
Je vais essayer de vous éclairer à propos de cette «Lettre à Élise» dont vous semblez
ignorer l'existence. C'est un morceau destiné au clavier seul et écrit en la mineur. Les
premières notes de son thème principal sont: mi - ré# - mi - ré# - mi - si - ré - do -
la, puis suit un arpège de l'accord de la mineur et un de mi majeur. Si cela peut vous
aider à identifier cette pièce.
D'autres personnes, dont je fais partie, étudiant votre oeuvre de près, pensent que
cette «Lettre» était destinée à une prénommée Thérèse, mais vous ne vous êtes apparemment
pas trop appliqué pour écrire le titre et (dans votre langue maternelle) nous confondons
Élise et Thérèse.
Merci de me dire si vous avez résolu cette énigme d'Élise ou de Thérèse en fonction
de ce que j'ai pu apporter.
J'ai une autre question à vous poser, cher Maître, et elle me brûle les lèvres depuis
que j'ai connu votre Fidelio. Pourquoi en avoir composé plusieurs versions?
En attendant votre réponse, veuillez accepter toute ma gratitude à votre égard.
Benoît Barrail
Merci, cher M Barrail. Si votre solution à cette question qui chatouille tant vos contemporains vous satisfait, cela me convient aussi. Sachez que la musique seule compte et que les anecdotes ajoutent peu, comme je l’ai bien souvent souligné.
Continuez sans entraves à écouter la musique, votre appréciation en sera entière. Elle semble déjà l’être, cher Monsieur.
Vôtre,
Beethoven
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