De vous à moi |
||||
| Cher Ludwig, Maestro, confrère... Ne devrions-nous pas plutôt nous incliner devant votre oeuvre plutôt que devant votre sinistre personne? Avez-vous consulté Sigmund pour vos problèmes psychiatriques? Il est temps de céder la place sur votre piédestal et d'y déposer votre musique. Sachez vous effacer devant votre propre génie et retournez de ce pas dans les bras d'Euterpe. B. |
||||
|
|
||||
|
|
||||
| Ceux qui connaissent bien la Musique ne s'inclinent que devant
elle. Quand vous tentez d'apprécier l'oeuvre de l'artiste vous voudriez faire
abstraction de l'homme, n'est-il pas vrai, ses défauts vous incommodent. Ne
faut-il point donner moins d'importance aux ragots, ou à l'apparence et le
physique du personnage que vous cherchez à idolâtrer, à sa misérable
condition physique qui lui pèse et coûte à son art? Comme vous
le savez sans doute et je l'ai bien déploré, notre grand Goethe a voulu
trop cultiver l'art du courtisan. Cela ne sied point à l'artiste. Sachez aussi
que les vrais connaisseurs ont généreusement accepté et l'homme
et l'artiste avec plus de tolérance que peut-être même l'artiste
lui-même. Beethoven |