Retour en page d'accueil de Dialogus

Hila
écrit à

Cyrano de Bergerac


La vérité


   

Vos pieds chutent parfois. L'hémistiche est souvent peccable. Il y a quelquefois des dissonances dans votre chant. Sinon, vous rimez assez bien, mais votre style n'est pas suffisamment imagé. Vous êtes encore jeune peut-être. Bonne continuation, monsieur. Il faudrait peut-être connaître les dessous des cartes de Descartes.

Un bécot sur votre région malaire, non pas au pif. Sourire.

Hila.


Comme le frôlement d'une aile qu'on sait noire,
Un pauvre ver terreux venu souiller la poire,
Et l'orage qui tue les balades aux champs.

Des portes refermées par de vilaines gens,
Un regard qui s'affaisse alors qu'on le supplie,
Et la sombre pâleur d'une insulte polie.

Les griffes d'un hiver qui s'invite au matin,
La gifle qu'on peut lire au rire d'un faquin,
Et la méchante pierre où le flâneur achoppe.

Idem elle surgit quand son cheval galope,
Elle touche, elle assène, elle toise et repart
Et du plus bel orgueil elle abat le rempart.

Critique, ô mal aimée, je te sais salutaire.
Tu n'atteins que les sots qui devraient mieux se taire,
En portant le miroir de nos fourvoiements
Tu mènes les esprits vers leurs grandissements.

Si l'on pleure à t'ouïr on gagne à ton écoute,
Souvent au voyageur il faut montrer la route,
Pour me rendre là-bas je dois apprendre ici
Et pour cela, Madame, acceptez ce merci.


Signé: Hercule-Savinien
De Cyrano de Bergerac,
Grand riposteur du tac au tac.
Philosophe, physicien,
Rimeur, bretteur, musicien,
Et voyageur aérien,
Amant aussi, pas pour son bien…



Je n'ai aucune envie de critiquer vos vers, monsieur, car ça vient du cœur. Vous êtes un homme de cœur, un humain, pas un faux poète, je l'ai ressenti.
 
Bonne continuation, et je suis sûre que vous irez loin.
 
Bises,
 
Hila


Aller loin? Que m’importe, en fait de mon voyage
J’attends plus de flâner, d’aimer un paysage,
De me trouver surpris dans le creux d’un vallon
Par un lis martagon fiché comme un jalon,

Cyrano de Bergerac



Ce que tu me dis est très bien écrit. Mais tu es si lent à répondre. Il te faut un semestre pour me pondre ça! Tu es le grand riposteur du tac au tac? J'en doute.

J'ai parlé déjà à Lilith, Méphistophèles, à Dracula, à Satan, etc. J'avoue que Satan est le plus subtil avec ses rimes et ses métaphores. Ça sent le vécu, même s'il est difficile à comprendre.

Voici mes vers:

Mon corps s’effacera dans la nuit
Pour te rejoindre dans tes rêves,
Comme une image sous la pluie
Que le vent pousse sur la grève

Pas mal?

Hila

************************Fin de page************************