Paul
écrit à

Cyrano de Bergerac
| Cyrano, noble coeur, Et vaillant pourfendeur, Reçois ici l'ému Émerveillement du Miséreux rimailleur Que je suis à mes heures. Armé d'une souris, D'un clavier AZERTY, Je fais piètre mine Face à ta lame fine, Et rêve que l'écran Me jette un de tes gants. Paul Pour Paul, rimeur très élégant Ce sonnet sur les gants: C’est une double peau qu’à la palme l’on porte Pour marquer sa noblesse ou se parer du froid, Quelques fois en velours enluminée d’orfroi, Quand sur la main de fer l’hypocrisie l’emporte. J’ai lu mille grimoires et pas un ne rapporte Pourquoi nos grands seigneurs fiers comme leur beffroi, Plutôt que destrier se voulant palefroi, Croient aux vertus cachées que le gant leur apporte. Et dès qu’ils s’en déparent en signe de défi Pour essuyer l’affront qu’un vicomte leur fit Le gant devient porteur du drame qui va naître. Mais si pour vous, cher Paul, croisant votre chemin, Je tire un de mes gants c’est pour vous reconnaître, Vous faire révérence et vous tendre la main. Signé : Hercule-Savinien De Cyrano de Bergerac, Grand riposteur du tac au tac. Philosophe, physicien, Rimeur, bretteur, musicien, Et voyageur aérien, |