Vous sentez-vous crapuleuse? |
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| Bien le bonjour chère comtesse! J'ai beaucoup entendu parler de vous, plus en mal qu'en bien mais bref. Je me présente, mon nom est Catherine. Je sais beaucoup de choses sur vous mais ne croyez pas que je vous respecte ou que j'agrée avec vos actes passés parce qu'au contraire je ne les comprends pas. Je ne vous juge cependant pas car je comprends qu'à l'époque à laquelle vous avez vécu il n'est pas évident de suivre des valeurs qui aujoud'hui sont populaires. Je sais tout de même que le groupe de musique CRADLE OF FILTH vous admire et chante vos «exploits» mais voilà.. J'aimerais vous demander comment vous avez pu être si cruelle en attirant plus de 400 jeunes filles vierges à votre demeure, pour les saigner tranquillement dans la souffrance, pour ensuite vous baigner de leurs sang. Vous ne vous êtes jamais rendu compte que le sang, comme vous le croyiez, ne rajeunit pas. Il vous a fallu être dénoncée par une servante en fuite pour découvrir tous vos crimes crapuleux pour ensuite être tuée par l'État.. J'aimerais aussi savoir comment vous réussissiez à attirer les jeunes filles en votre demeure (pas que je veuille utiliser cette technique mais par simple curiosité)... Quoi qu'il en soit, je vous remercie du temps que vous m'avez accordé et j'espère que vous me répondrez dans les plus brefs délais.. Bonne Soirée et Bon Bain! Catherine |
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| Bonjour, Je vous écris suite à un long périple. J'ai dû prendre le train pour aller voir un ami qui avait besoin de moi. Votre lettre a pris du temps à parvenir jusqu'à moi. Mais voici tout de même ma réponse. Premièrement ma chère Catherine, je n'ai pas attiré 400 jeunes vierges dans mon château pour les saigner tranquillement dans la souffrance, comme vous le dites si bien. J'en ai attiré 600 et elles n'étaient pas toutes vierges. Certaines sont mortes rapidement, d'autres sont mortes suite à d'atroces souffrances. Ce qui s'est passé en réalité, c'est que j'ai battu une de mes servantes qui était terriblement stupide et maladroite. Quelle femme ridicule, je me souviens d'elle comme si c'était hier. Mes amis et complices qui pratiquaient la sorcellerie m'ont dit que pour rester jeune il fallait se baigner dans le sang des autres, afin de s'approprier leurs qualités physiques et spirituelles. Je l'ai cru quand j'ai enlevé le sang de cette cloche et réellement, ma peau avait retrouvé un éclat formidable. Alors, pour garder ma réputation d'être la plus belle femme du pays, et c'est encore vrai, j'ai dû me baigner dans le sang de jeunes filles. Cependant, je désirais encore effacer les traces de quelques années, par conséquent, j'ai dû avoir recours à un traitement plus intense; le sang de jeunes vierges et de jeunes filles de famille noble, pour atteindre mon objectif. Vous affirmez que je ne me suis jamais rendu compte que le sang ne rajeunit pas. Vous n'avez aucune idée de l'ampleur du pouvoir paradisiaque que l'on peut extirper de ce liquide céleste et impérissable lorsqu'il est manipulé élégamment. J'ai bien peur, ma chère Catherine, de ne comprendre le sens de votre déclaration. Ne suis-je pas la preuve vivante que se baigner dans le sang des autres donne la vie éternelle? Je suis toujours d'une beauté flamboyante, et peut-être m'avez-vous même déjà croisée dans un café ou dans la rue sans savoir qui je suis. De plus, je n'ai pas été tuée par l'État. On a étudié mon histoire à la cour, mes complices, qui n'avaient pas suffisamment pratiqué ces recettes, ont été condamnés à mort. Voici un exemple de ce qu'ils ont subi: se faire arracher les doigts avant d'être brûlés à mort et se faire couper la tête. J'épargne votre coeur sensible de mortelle du reste des détails ignobles. Bref, je n'ai jamais été accusée de sorcellerie, seulement de meurtre. Comme je venais d'une famille noble, influente et très riche, on n'a pu me condamner à mort. Ils m'ont enfermée dans mon château. Lorsque le garde m'a trouvée effondrée sur le plancher, ils ont instantanément cru que j'étais morte. Je venais de terminer le long processus qu'est d'accepter la vie éternelle. Mon coeur ne bat plus et je suis restée allongée jusqu'à ce qu'ils constatent mon décès. Je n'étais pas seule à attirer ces jeunes filles. Mes complices m'ont fourni en jeunes et adorables demoiselles. Nous en avons enlevées, nous les avons cachées dans mon chariot en allant dans les villages voisins. J'ai convaicu plusieurs filles de venir travailler comme domestiques pour moi au château. Elles n'en ressortaient jamais. J'ai acheté des filles à des paysans très pauvres, en disant que j'avais besoin d'elles au château. Toutes les excuses sont bonnes... Si vous voulez en savoir plus, je vous invite à en discuter chez moi avec un verre de vin rouge. Au plaisir j'espère, Erzsebeth |