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florence.perron@wanadoo.fr |
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Votre époux et vos parents |
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| Bonjour Comment était votre époux avec vous? Vous avez beaucoup voyagé durant votre vie, pourquoi? Comment était votre belle-mère avec vous? Pourquoi avez-vous été séparée de votre enfant, et étiez vous heureuse avec Charle IX? Comment étaient vos parents avec vous, est-ce-qu'ils vous ont soutenue durant les moments difficiles? Comment était votre vie? Mes respects, Florence Florence, Mon époux ne fut en aucune façon désagréable avec moi. Au contraire, il avait certes une favorite, Marie Touchet, mais cela ne fait pas tout. Charles fit toujours preuve de tendres attentions à mon égard. Lorsque j'ai été accablée d'une bronchite en janvier 1571, il venait me tenir compagnie, faisait venir jongleurs et ménestrels pour m'égayer. Il aimait beaucoup la plaisanterie, bien plus que moi. Je me souviens d'une foire à St-Germain où mon époux, ma belle-mère et ma belle-soeur étions dissimulés sous des vêtements de bourgeois. Mon époux n'hésitait pas à dire des plaisanteries aux passants avant de se faire reconnaître en riant. Cependant je n'étais guère comme lui. Comme je vous l'ai dit, je suis très raisonnée et de nature tempérée. Je n'ai pas beaucoup voyagé dans ma vie. J'ai quitté Vienne à seize ans en 1570 pour la France où j'ai vécu principalement près de Paris. J'ai repris la route de mon pays, fin 1575, pour y rester. J'effectue de petits déplacements pour mes exercices de piété, mais cela s'arrête là. J'ai fondé une église à Prague, un monastère près de ma demeure et quelque peu écrit. Ma belle-mère n'était pas mauvaise avec moi. Je comprends qu'elle me mit à l'écart parce que je ne parlais pas le français. Elle aimait beaucoup son fils (moins cependant que le cadet qui fut un moment roi de Pologne, et devint par la suite Henri III). Un geste qu'elle eut pour moi fut d'éloigner Marie Touchet pendant les premiers temps de mon mariage. Je fus séparée de Marie-Élisabeth (Maria-Ysabel, en espagnol, la langue que je parlais en France), à cause de la coutume qui est d'élever une fille de France dans sa terre natale avant de la marier (union dont je ne devais en aucun cas me mêler). Je n'ai pas insisté pour la faire venir avec moi pour ne pas laisser une mauvaise image de moi. Malheureusement, Maria-Ysabel est morte en très bas-âge, à cinq ans. Mes parents, Maximilien II et Marie d'Autriche, étaient très bons avec moi. J'eus peu de relations avec mon père car il mourut peu après mon retour à Vienne, le 12 octobre 1576. Ma mère vit toujours, mais s'est retirée en Espagne (son pays natal). C'est elle qui a autrefois pris en charge mon éducation, mais a imposé un catholicisme très strict et fervent. Bien sûr ma famille sut me soutenir dans les moments difficiles comme la mort de ma fille. Ma mère, bien-sûr, ainsi que mes frères et soeurs. Je n'oublierai pas, bien-sûr, ma très chère Marguerite, soeur de feu mon époux, qui a toujours été très aimable avec moi. Lorsqu'elle se retrouva cloîtrée à Usson, je lui ai volontiers abandonné la moitié de mes revenus en France. Bien à vous, Élisabeth |
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