La ferveur religieuse romaine
       
       
         
         

baalberith@tiscali.fr

      Ave!

Tout le monde sait avec quelle fougue tu as voulu faire renaître les anciennes croyances et anciens cultes traditionnels, notamment avec la restauration de 85 temples à Rome. Je voulais juste savoir si cette volonté de ranimer la ferveur religieuse romaine est un acte pieux ou une démarche plus idéologique et glorifiante comme je le crois, bien qu'il n'y ait rien de négatif dans mon ton, bien sûr... Étais-tu vraiment croyant?

 

       
         

Auguste

      L'Empereur César Auguste à «Baalberith»", salut.

Tout le monde sait quelles ont toujours été, depuis le règne de Numa Pompilius, les tâches des Pontifes: ils devaient assurer la préservation des traditions juridiques et religieuses des Romains, le contrôle des cultes publics et privés, et la satisfaction des obligations religieuses, afin de maintenir la «pax deorum», c'est-à-dire l'accord entre Rome et les dieux immortels.

Par rapport aux activités de tous les Pontifes qui m'ont précédé, je n'ai rien fait de différent. J'ai seulement eu beaucoup plus de temps que tous les autres pour faire ce qu'il fallait faire, étant donné que, par volonté de mon père, le divin Jules, j'ai été Pontife depuis l'âge de seize ans. Et j'ai plus tard augmenté mes responsabilités dans le collège des Pontifes, depuis mon élection comme Grand Pontife, dans l'année du premier consulat de Tibère.

D'autre part, la restauration de 82 temples dans l'année de mon sixième consulat et toutes les autres constructions et restaurations de temples que j'ai entreprises n'étaient pas seulement des actes de piété religieuse, mais aussi des travaux qui se rendaient nécessaires pour donner le juste décorum à la Ville Éternelle.

Je ne comprends pas ce que tu veux signifier en parlant de «démarche idéologique», ni je réussis à accepter votre étrange notion d'«idéologie». Dans le monde romain les idées ont toujours été libres comme l'air, et personne n'a jamais eu la prétention d'apprendre aux autres comment ils auraient dû adresser leur propres pensées.

Je ne comprends pas non plus ta dernière question. Comment peux-tu imaginer que je ne crois pas aux dieux immortels, si ils m'ont accueilli parmi eux?

Vale,

IMP. CÆS. AVG.