Comment va Merlin? |
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| Monseigneur, J'espère que vous vous portez bien. Sachez tout d'abord que je porte le même prénom que vous. Un prénom que j'admire et que j'apprécie,et qui inspire l'autorité comme tout au long de votre fabuleuse vie. J'aurais tout donné pour avoir la même que vous et je ne suis pas le seul, je sais que Chevalier Adrien vous a écrit. Je l'ai combattu 3 fois pour le pouvoir du Château du LOSQUIDIC. Mais c'est surtout vous, votre histoire,votre quête et votre ami Merlin qui m'intéressent.Au fait comment va-t-il? Vous êtes un dieu pour moi et c'est pour cela que j'essaie de vous imiter. Ce drame de la table ronde de la fin de votre vie et du château m'a profondément meurtri. Vous êtes l'homme juste et bon qui ne méritait point comme cela... QUE VOUS ME REPONDIEZ ME FERAIT GRAND PLAISIR ET HONNEUR. Un autre ARTHUR |
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| Seigneur Arthur, Je suis honoré de l'admiration et de l'émulation que je suscite chez vous et les autres jeunes chevaliers du Losquidic. Je ne souhaite pas briser votre rêve, ni votre enthousiasme. J'ai déjà été placé en face d'une telle situation, j'ai déjà été gêné par la dévotion de jeunes chevaliers qui, comme vous, voulaient faire de moi leur dieu. Et je me souviens de la discussion que j'ai eue alors avec Merlin, à Camelot. Je m'en souviens comme si elle datait d'hier... «Je ne peux pas accepter cela, ai-je dit à Merlin. Je ne suis pas cet idéal, ce demi-dieu, qu'ils voient en moi. ó Bien sûr que tu ne l'es pas, a calmement répondu Merlin. ó Je ne veux pas de cette admiration, ai-je protesté. Je ne la mérite pas. ó Le mérite n'a rien à voir là-dedans. Ne rejette pas leur hommage, Arthur. Ils croient en toi, et c'est cela qui compte. Ils croient en toi, et c'est ce qui leur donne leur force. Ne les prive pas de cette force. Pour être grands, bons et justes, les hommes ont besoin d'un modèle: un roi, un dieu. En ce temps, c'est toi qui incarnes ce modèle. Tu ne dois pas le refuser. Cela fait partie de ton rôle». Alors... je ne le refuse pas. Je vous en remercie. Je vous dis de continuer, de tenter d'être fort et d'être bon, d'être juste et d'être noble, de combattre et de pardonner, de tâcher de comprendre le monde, de comprendre même le coeur de vos adversaires. De vous battre, contre les Ombres de ce monde et contre les Ombres qui sont en vous comme en tout homme. De ne jamais être lâche, jamais mesquin. Je crois en vous, comme vous croyez en moi. Merlin? m'avez-vous demandé. Il est en moi, comme il l'a toujours été. Il fait toujours partie du monde et en fera toujours partie. Il est ce que nous avons de meilleur en nous, justement parce qu'il n'a pas craint d'affronter ses propres démons. Parce qu'il n'a pas craint de perdre, quelquefois. Je vous salue, jeune Arthur. Sans doute un jour serai-je fier que vous portiez mon nom. Arthur, qui fut roi de Logres |