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Elodie.Bonnat@ac-lyon.fr |
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Chevalerie |
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| Amberieux en Dombes Très cher Arthur, Je m’appelle Ibrahim. J’ai 14 ans, j’habite à Amberieux, en Dombes, petit village de l’Ain. Je suis en classe de 4e au collège Eugène Dubois de Châtillon sur Chalarone. J’aime beaucoup les films d’action, notamment les films historiques et de chevalerie. Je vous écris, car dans le cadre du cours de français, nous avons dû écrire à un personnage marquant pour nous. Je vous ai choisi après vous avoir découvert dans les récits de chevalerie, Les chevaliers de la table ronde et dans le film Lancelot. Je suis impressionné par votre courage, votre esprit de stratégie lorsqu’il s’agit de mener des batailles, votre humanité à l’égard de vos sujets. J’aimerais vous poser quelques questions. Contre qui avez-vous mené votre première bataille? L’avez-vous gagnée? Quelle est celle qui vous a le plus marqué? Comment s’organise vos journées quand vous ne partez pas à la guerre? Un fervent admirateur. Ibrahim Jeune seigneur, Vous portez le nom d'un homme du Sud, mais celui de votre village a des consonances celtes. Vivez-vous dans un monde sans guerre, un monde d'union -- le rêve de Merlin a-t-il pris chair? Ma première bataille, je l'ai menée, malheureusement, contre mes propres sujets. J'ai dû combattre ceux des seigneurs qui refusaient d'accepter sur le trône le gamin que j'étais. Ce fut une guerre pénible et sans gloire. Il n'y a nulle satisfaction à affronter ses voisins et ses parents. La bataille qui nous marque le plus... je crains que ce soit, toujours, la dernière. Chacune efface la précédente, noie la précédente dans des nouveaux cauchemars de sang et de fer. Si j'essaie de me souvenir d'une bataille... je me souviens d'une qui n'a jamais existé. Je me souviens d'une bataille qui est la synthèse de toutes celles que j'ai vécues. Ce mouvement-là pour détendre mes muscles à l'aube après une longue veille... c'était pendant ma campagne de Petite Bretagne. Ce fracas des lames, ce choc enivrant et sonore du métal, c'était à Badon, la plus grande de mes victoires. Cette blessure dont je garde une cicatrice pâle, c'était une bête escarmouche sur la côte, face aux Saxons. Et puis, évidemment, Camlann. La dernière et la plus sombre, dont je ne veux pas me souvenir. Mes journées d'autrefois? Mes journées de paix... Elles se passaient souvent à cheval: un roi se doit d'être partout dans son royaume. À l'entraînement: je me suis toujours efforcé de passer au moins une heure à m'entraîner, chaque jour. Le plus souvent, c'était le matin, avant que la journée des autres ne commence. Au conseil, avec mes vassaux ou mes conseillers. Trop rarement, près de Guenièvre. J'espère vous avoir pleinement répondu et vous remercie de votre hommage. Arthur, qui fut roi de Logres |
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