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petitclaude0@neuf.fr |
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Tenir tête à Octave |
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| Ave Marcus Antoninus, Je voulais te dire que je t'admirais d'avoir tenu tête à Octave par amour pour la divine reine d'Égypte Cléopâtre. Entre la raison et la passion, tu as fait le choix par la bataille d'Actium. Aujourd'hui, tu es proche de la mort pour avoir défié Octave. Ne regrettes-tu pas ce choix? En tout cas, je me déclare de ton parti et donc contre celui d'Octave, car je te trouve plus digne même dans la défaite. Bravo aussi pour avoir puni les meurtriers de César, lui qui te traitait comme son fils si je ne me trompe. Courage après cette triste défaite d'Actium. Au fait, penses-tu avoir fait une erreur stratégique? Et si oui, laquelle? Je sais bien que, quand une stratégie ne fonctionne pas, elle est toujours considérée comme mauvaise. Sincères salutations, ô fils de Dionysos. Laurent De Marc Antoine à Laurent, Salut! En effet, les mauvaises stratégies sont celles qui n'ont pas donné les bons résultats. On peut bien tenter de les justifier par la suite, ce n'est que du vent. Nous avions le choix entre combattre sur mer et engager les hostilités sur terre. J'ai choisi d'affronter Octave sur les flots pour profiter des nombreux navires de la marine égyptienne et forcer le blocus qui menaçait les approvisionnements de l'armée. J'ai visiblement eu tort puisque nous avons été vaincus. Ce qui ne permet pourtant pas à tous les stratèges en chambre et autres généraux de salon d'affirmer que le résultat aurait été autre si j'avais directement attaqué les légions d'Octave. Certains ont voulu voir l'influence de Cléopâtre dans ce choix, mais j'affirme bien fort qu'il s'agissait uniquement de ma prérogative de commandant en chef. Je ne regrette pourtant pas d'avoir combattu Octave. À une époque, j'ai cru, malgré mes sentiments personnels pour ce triste individu, que le monde était assez grand pour nous deux. Si j'ai commis une erreur, c'est bien là, j'aurais dû écraser le serpent dans l'oeuf. Cléopâtre n'aura été, pour lui, qu'un prétexte. Si j'avais cédé, il m'aurait ensuite dépouillé tout aussi bien de mes armées et de mes légions jusqu'à ce que je me traîne à ses pieds pour obtenir le droit de vivre en exil dans quelque obscure province. Je le décevrai jusqu'au bout, je ne le ferai pas aujourd'hui plus qu'hier. Quoi qu'il puisse se passer maintenant, le nom de Marc Antoine sera immortel comme celui de César ou de Cléopâtre. À propos de César, Octave m'a bien fait rire en se proclamant son vengeur. Comme si son alliance avec le répugnant Cicéron, qui s'était réjoui du meurtre et l'avait justifié publiquement, ne démentait pas ses paroles. J'aurais dû me méfier, Octave, lui, ne rit jamais… Va en paix avec les Dieux, Marc Antoine, Consul de Rome et fils de Dionysos. |
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