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aristophale@caramail.com |
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Manipulé par une femme |
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| Je me présente, Marc Antoine, je suis Aristophale, issu d'une noble famille
d'origine Hyperboréenne. Cléopâtre manipula déjà dans une certaine mesure César, mais celui ci sut mieux résister que toi à son prétendu charme. Je résume: elle te fit rompre avec Rome, tu conquis de nombreuses provinces orientales pour lui offrir, et, comble de trahison féminine, elle essaya ses charmes sur Octave une fois que tu perdis la bataille contre lui, et voyant que ceux ci n'opéraient pas, alors elle se suicida... avec toi. Ce que je veux savoir c'est vraiment ce qu'avait cette femme pour manipuler si bien les hommes? Je pense que tu es le mieux placé pour le savoir. Ave De Marc Antoine à Aristophale, Salut! Ne te laisse donc pas tant influencer par la propagande sénatoriale ou octavienne! Imagines-tu vraiment une égyptienne de 17 ans manipuler le grand César? Je suis bien placé pour le savoir, César était certes séduit par sa fraîcheur, son intelligence, son courage et son admiration pour lui. Mais surtout, s'il lui était reconnaissant de lui avoir donné un fils, il comptait bien utiliser son prestige de reine d'Égypte issue de la dernière dynastie macédonienne, celle des Ptolémées, pour faciliter la conquête du pays des Parthes et y asseoir son prestige. Que sont face à cela les ragots de Cicéron et de quelques sénateurs conservateurs? Quant à ma propre relation avec Cléopâtre, les choses étaient bien sûr quelque peu différentes. Elle avait quelques années de plus et acquis de l'expérience dans le gouvernement de son pays. Mais nous avions tous deux des arrière-pensées politiques. Elle souhaitait se voir confirmer sa royauté et j'avais besoin des revenus de l’Égypte pour ma campagne contre les Parthes. Et si j'ai certes fondé des royaumes en Orient pour ses enfants (et non pour les lui donner), je te rappelle qu'ils étaient aussi les miens. En tant que représentant de Rome, j'en avais d'ailleurs parfaitement le droit. Me suis-je fait manipuler? Je ne le pense pas. Mais oui, je l'ai traitée comme mon égale, ce qui avait d'ailleurs été également le cas de Fulvie ma seconde épouse sur qui on avait aussi raconté beaucoup de mensonges. La vérité est que l'on cherchait à me nuire et que ces femmes qui m'aimaient ne voulaient pas entrer dans le moule qu'on voulait leur imposer. Elles aimaient lutter, vaincre et aimer comme bon leur semblait ce que ne pouvaient accepter nos hypocrites moralisateurs romains drapés de toutes leurs vertus de façade. Mais, elles étaient les compagnes que je désirais et je ne l'ai jamais regretté. Va dans la paix des Dieux, Marc Antoine. |
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