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Général |
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| Bonjour Marc-Antoine, Je m'appelle Marc-Antoine, ce qui m'a poussé à en apprendre plus sur ton histoire. Et je voudrais savoir ce qui t'a poussé à devenir un militaire. Comment as-tu su que c'était pour toi? Et quel chemin t'a mené à devenir général romain? Marc-Antoine De Marc Antoine à Marc-Antoine, salut! Salut! Il faut d’abord que tu saches que rien ne me prédestinait particulièrement à la carrière militaire, sinon que tout citoyen romain est mobilisable dès dix-sept ans pour la défense de la Cité et qu’en outre, pour se présenter aux élections, il est obligatoire d’avoir accompli dix campagnes sous les armes. Pour un homme avec mes origines, il était inconcevable de ne pas jouer un rôle dans la vie publique. Et comment relever sa fortune sinon à la guerre ou en politique? Mon premier contact avec l’armée eut lieu en 58 avant ton ère. Je résidais alors en Grèce pour parfaire, comme de nombreux jeunes romains de bonne famille, mon éducation. Même si j’ai adoré la vie à Athènes, l’inaction me pesait. À presque trente ans, je n’étais personne! Aussi lorsque Gabinius, qui y faisait escale avant de rejoindre son poste de gouverneur de Syrie, me proposa de devenir son chef de cavalerie, je sautai sur l’occasion. J’ai passé trois ans avec lui et c’est à cette époque que je compris que je m’entendais bien mieux avec tous les «vrais» militaires qu’avec les baudruches sénatoriales. Pour la première fois, je rencontrai Cléopâtre, qui était encore une enfant et nous rétablîmes sur le trône son père, le vieux pharaon Ptolémée Aulète. Cette action valut d’ailleurs bien des ennuis à Gabinius lorsqu’il rentra à Rome. Il ne le méritait pas, c’était un bon général. Je lui serai toujours reconnaissant de m’avoir accordé ma chance et je ne crois pas qu’il eût à se plaindre de mes services. Mais c’est en 54, lorsque je fus choisi par César pour devenir son légat en Gaule, que je compris ce qu’était un grand chef de guerre. Je ne prétendrai pas égaler son génie tactique et stratégique. Avec un tel homme, on apprend finalement peu en ces domaines, tellement il vous dépasse. J’ai pourtant retenu une chose. On peut être craint en faisant régner une discipline de fer, on peut s’attirer la sympathie de la troupe en distribuant un riche butin, mais les légionnaires ne seront prêts à mourir pour leur général que s'ils l’aiment. Et pour cela, il n’y a qu’une seule méthode, il faut partager les peines du soldat. Jamais nous n’avons mangé lorsqu’ils avaient faim, nous ne nous sommes pas reposés lorsqu’ils devaient veiller et nous avons toujours marché et combattu avec ou devant eux. Pourquoi les légions de César auraient-elles hésité à franchir le Rubicon, ce fleuve insignifiant? Elles l’auraient tout aussi bien suivi aux Enfers. Va en paix avec les Dieux, Marc Antoine, consul de Rome et fils de Dionysos |
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