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Marc Antoine

     
   

Citation

    Bonjour

Pour un exposé de latin sur vous, je dois mettre des extraits de texte où votre nom apparaît. Merci de m'en envoyer.



De Marc Antoine à Patrick,

Salut!

Je crains fort que la postérité n'ait point gardé mon discours prononcé aux funérailles de César et c'est bien dommage car ce fut un beau moment d'éloquence. Mon grand-père fut surnommé par Cicéron, le «Démosthène latin», il faut croire que je tenais un peu de lui.

Je puis cependant te conseiller quelque peu d'abord par le passage de la guerre des Gaules où César parle de moi. Il faut savoir qu'il était très rare que César citât le nom d'un de ses subordonnés. Je n'en suis que plus fier.

Livre 7, chapitre 81: «At M. Antonius et C. Trebonius legati, quibus hae partes ad defendendum obvenerant, qua ex parte nostros premi intellexerant, his auxilio ex ulterioribus castellis deductos submittebant.» Ou dans ta langue: «Mais les lieutenants Marc Antoine et Caius Trebonius, à qui incombait la défense des points, où ils avaient vu que les nôtres étaient vivement pressés, y envoyaient sans cesse des renforts qu'ils tiraient des forts éloignés.

Hirtius qui continua l'oeuvre littéraire de César parle aussi de moi. Toujours dans la guerre des Gaules mais Livre 8, chapitre 48: «Erat attributus Antonio praefectus equitum C. Volusenus Quadratus, qui cum eo hibernaret. (…) Cujus postulationem Antonius cum judicaret ab justo nasci timore, veniam petenti dedit, obsides accepit». Ou: «Antoine avait pour préfet de cavalerie Caius Volusenus Quadratus, qui devait passer l'hiver avec lui. (…) Antoine, jugeant cette demande fondée sur une crainte légitime, y consentit et reçut ses otages.»

Et Livre 8, chapitre 50: «Ipse hibernis peractis contra consuetudinem in Italiam quam maximis itineribus est profectus, ut municipia et colonias appellaret, quibus M. Antonii, quaestoris sui, commendaverat sacerdotii petitionem. Ou: «Lui-même, à la fin de ses quartiers d'hiver, partit, contrairement à son habitude, en Italie en faisant les étapes les plus rapides possibles, afin de parler aux municipes et aux colonies, pour leur recommander la candidature au sacerdoce de son questeur Marc Antoine.

Bien sûr, tu peux aussi utiliser les «Philippiques» de Cicéron. Tu me pardonneras de ne pas vouloir t'en citer d'extraits, ce ne sont qu'injures et calomnies à mon encontre.

Quant aux historiens, méfie-toi d'eux, ce sont trop souvent les amis ou les protégés des vainqueurs ou de leurs descendants. De plus, à l'époque où je te parle, comment veux-tu que j'aie connaissance de leurs oeuvres. Mais j'ai pu te trouver quelques références grâce à l'équipe de Dialogues.

Un certain Suétone écrira la vie de César, d'Octave et de plusieurs de leurs successeurs. Il me paraît être une fort mauvaise langue, et bien mal informé de surcroît. Tu me trouveras aux chapitres 52, 82, 83 et 84 de sa «Vie de César» et aux chapitres 8, 9, 10, 11, 12, 13 et 17 de sa «Vie d'Auguste (Octave)».

Un grec nommé Plutarque écrira une «Vie d'Antoine» mais dans sa langue et non en latin, je suppose donc que cela ne peut pas t'être utile. De toute manière, cela ne vaut guère mieux, les passages sur Cléopâtre sont particulièrement abjects.

Pour plus d'originalité, je te suggère l' «Histoire Romaine» de Velleius Paterculus et Florus.

Par exemple le chapitre 58: «Tum consul Antonius, quem cum simul interemendum censuisset Cassius, testamentumque Caesaris abolendum (…) et dans ta langue: «Cassius avait proposé de tuer aussi Antoine qui était alors consul et d'annuler le testament de César (…).

J'espère que ces renseignements pourront te servir.

Va en paix avec les Dieux,

Marc Antoine.