| Lettre d'acceptation de Marc Antoine à l'Éditeur |
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| Marc Antoine à Sinclair Dumontais, salut! C'est dans de bien tristes moments que je m'adresse à toi. Aujourd'hui, j'ai livré une dernière bataille contre Caius Octavius. Ma cavalerie a déserté, mes fidèles légionnaires ont été massacrés et la flotte de la reine Cléopâtre s'est rendue sans combattre à l'ennemi. J'ai honte maintenant mais j'ai d'abord pensé à une trahison de ma bien-aimée. Je suis arrivé au palais fou de rage et un de mes officiers m'a annoncé sa mort. Ma vie ne vaut plus rien sans elle et j'ai résolu de me jeter sur mon épée. Tout plutôt que de tomber vivant dans les mains du lâche mais cruel Octave. Je ne veux devoir ni la vie ni la mort à un homme qui a été capable de réclamer la tête de Brutus qui s'était suicidé après la bataille de Philippes. Combat durant lequel il s'était caché ignominieusement, se prétendant malade. Un homme soucieux de décapiter des cadavres ne se privera pas de couvrir ma mémoire de boue. Aussi, je souhaite consacrer quelques-uns de mes derniers moments à expliquer à la postérité ce que furent les amours, les qualités, la gloire et la puissance d'Antoine. Seule l'histoire nous rendra justice à mon aimée et à moi-même. Va avec les Dieux. Marc Antoine |